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Lyonel Trouillot propose une formule pour forcer Jovenel Moïse à laisser le pouvoir

« Armes et argents, ce sont les deux leviers qui maintiennent Jovenel Moïse au pouvoir ; PHTK, symbolise le pourrissement », dixit l’écrivain Lyonel Trouillot.

Au cours d’une intervention médiatique ce jeudi 20 août 2020, l’écrivain Lyonel Trouillot laisse entendre que la plateforme politique,
« pati ayisyen tèt kale » (PHTK) symbolise le pourrissement. Pour le poète, les deux appuis de Jovenel Moïse au pouvoir sont armes et argents.

Jovenel Moïse est en opposition avec le pays. Il est supporté par une frange de la communauté internationale, il détient aussi des bandes armées, explique Lyonel Trouillot en ajoutant que le président de la République mise sur certaines personnalités bénéficiant de quelques avantages de son pouvoir.

Tout ce que PHTK peut produire n’est autre que du pourrissement, fustige le romancier.

« Aucun peuple n’acceptera de souffrir éternellement. Si la communauté internationale n’a pas remarqué le niveau du mécontentement de la population envers Jovenel Moïse. Cependant, celui-ci, ne peut pas faire semblant de rien voir », argue le journaliste.

C’est une théorie totalitaire que Jovenel Moïse veut appliquer dans le pays. Malheureusement, il peut constater, autant qu’il veut l’instaurer, autant la population devient plus mécontente, explique Lyonel Trouillot.

Dans la lignée, l’auteur du livre « Rue des pas perdus », propose une formule pour forcer le président à laisser le pouvoir. « Massivement nous devons faire entendre nos voix à travers de grands rassemblements en amont, afin d’imposer nos vœux, soutient l’écrivain ». « Soit nous leur imposons nos choix, ou du moins, nous acceptons leurs
malpropretés »,
fustige-t-il.

Lyonel Trouillot enchaîne en indiquant que le pouvoir en place fait de nos jours ce qu’on appelle, la juridicisation des conflits politiques, qui est l’utilisation de la justice pour persécuter des gens ayant des idées contraires à celles du pouvoir.
« C’est une honte pour Pierre Josué Agénor Cadet, qui se met dans la pratique en persécutant des syndicalistes enseignants, tance le poète. À ne jamais oublier ; ce sont nos argents qui paient les autorités de l’État, rappelle-t-il ».

En réponse à l’ensemble des reproches faites à l’encontre de l’opposition politique, à savoir ; leur difficulté de lutter de manière homogène, leurs divers échecs enregistrés dans leur lutte pour le renversement du chef de l’État, Lyonel Trouillot répond :

« Peut-on empêcher aux acteurs de l’opposition de rencontrer des obstacles ? Doit-on les critiquer pour autant ? argumente-t-il avant de citer un dicton d’un historien disant que c’est le mauvais côté de l’histoire qui fait l’histoire ».

Evens CARRIÈRE, Journaliste©
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