Police

Des policiers réclament un mois d’arriérés de salaire et deux mois sur la carte de débit

Au moment où les cas de kidnapping pullulent dans le pays surtout dans l’aire métropolitaine, des policiers qui ont pour rôle de maintenir la sécurité du territoire réclament un mois d’arriéré de salaire et deux mois de carte de débit, informe le coordonnateur du syndicat national de la police (SINAPO), Lionel Lazarre lundi 9 novembre 2020, au cours d’une interview.

Le moral des policiers est attaqué, ils ne sont pas motivés pour mieux contrecarrer les bandits, car ils vivent mal, explique Lionel Lazarre. Ils n’ont pas encore reçu leur salaire du mois d’octobre et leur carte de débit durant deux mois, or, ils vivent de ces revenus, continue-t-il.

L’insécurité prend de l’ampleur, parfois la société demande où est la police nationale d’Haïti ? Quel est son rôle ? Enchaîne le coordonnateur du SINAPO. OUI, c’est bien, mais la société doit aussi questionner le traitement des policiers, leurs conditions de travail, argue-t-il, avant de souligner que les carnets scolaires des enfants de plusieurs policiers sont encore dans les directions d’écoles.

Actuellement, le montant d’argent des cartes de débit des policiers est de 10.000 gourdes, indique le policier de grade agent II.

Réagissant sur la mise du présumé assassin de l’écolière Evelyne Sincère, d’Obed Joseph, le 4 novembre dernier, au commissariat de Portail Saint-Joseph, par des bandits de la fédération de gangs dénommée G9, dirigée par l’ancien policier, Jimmy Chérizier alias Barbecue, le syndicaliste laisse entendre, « Nous étions choqués de voir un recherché par la police a arrêté un autre recherché et l’emmener aux autorités policières » Que la police fasse son travail. La justice émet des mandats, que la police cherche les contrevenants et les conduire aux autorités judiciaires» tance Lionel Lazarre. Par ailleurs, le coordonnateur de l’un des deux syndicats de l’institution policière, à savoir SINAPO, mentionne qu’il est au courant d’une désaffectation effectué au niveau du budget qui élèvera le montant des cartes de dépit des policiers à 25 000 gourdes et ceux des employés civils à 15 000 gourdes. Des démarches sont en train d’être effectuées par des responsables de la PNH en vue de l’empêcher, relève Lionel Lazarre.

Evens CARRIÈRE, Journaliste(509) 37 05 00 12

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