Pierre Espérance  : « Le pouvoir en place pouvait uniquement ouvrir la porte de la prison pour Arnel Joseph, pas besoin de réaliser tout ce film »

Le puissant chef de gang du village de Dieu, Arnel Joseph ainsi que plusieurs autres prisonniers dont le nombre n’a pas encore communiqué par les autorités policières, ont pris la fuite le jeudi 25 février 2021 au cours d’une évasion. Pour le coordonnateur général du réseau national de défense des droits humains ( RNDDH ), Pierre Espérance,  qui intervient dans la presse ce 26 février 2021 estime qu’il n’y avait pas la nécessité de réaliser tout ce film, le pouvoir en place pouvait tout simplement ouvrir la porte de la prison pour Arnel Joseph. 

Le Palais national ainsi que le directeur général de la PNH et Léon Charles qui peuvent eux seuls, expliquer ce théâtre fustige le défenseur des droits de la personne humaine.

 « Après une lecture du rapport de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), qui a été communiqué au parquet de Port-au-Prince le 4 décembre 2019, on comprendra que le pouvoir en place ne laissera jamais Arnel Joseph en prison, explique le responsable du RNDDH. À travers ce rapport, Arnel Joseph a révélé qu’il avait habitude de communiquer par voie téléphonique avec beaucoup d’autorités dont le sénateur Gracia Delva », continue Pierre Espérance. 

Pour le militant des droits humains, Arnel Joseph à l’intérieur de la prison, avait toujours en sa possession deux téléphones portables et ceci toutes les autorités sont au courant. En juin et juillet dernier, celui-ci avait réalisé deux vidéos pour rassurer ses soldats de son groupe armé qu’il ne restera pas en prison pour longtemps, rappelle le dirigeant du RNDDH. Arnel Joseph a été évadé en prison en 2017, une seconde fois en 2019 et maintenant en 2021, ajoute-t-il en poursuivant. 

« Arnel Joseph ne s’est pas évadé à l’aide d’un commando c’est plutôt à partir d’une planification de l’extérieur à l’intérieur », affirme Pierre Espérance. 

Notons, la prison civile de la Croix-des-Bouquets a été construite pour garder en détention moins de 900 prisonniers. Le jeudi 25 février 2021, ce centre carcéral détenait avant l’évasion
 1 532 détenus. 

C. Evens CARRIÈRE, Journaliste
Tel: (+509) 37 05 00 12
 

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