Les religieux séquestrés sont sur la corde raide, fin imprévisible

Depuis le 11 avril 2021, un groupe de religieux dont 2 français sont séquestrés à la Croix-des-Bouquets dans le fief des bandits du gang « 400 Mawozo ». Les kidnappeurs ont donné une condition, malheureusement non encore connue par la presse, pour que les otages soient libérés. Les proches des séquestrés ne partagent pas l’idée de négocier avec des criminels voire verser de rançon. L’Église catholique, ce mardi 20 avril 2021 via une note a informé que toutes les écoles, universités relevant d’elle seront fermées dans le pays durant trois jours: mercredi 21, jeudi 22 et vendredi 23 avril 2021, à l’exception des hôpitaux et des centres de santé.

Pendant que les deux camps font la corde raide, les kidnappés souffrent. Certains des séquestrés supportent de graves maladies. Le chef de gang « 400 Mawozo » ,  » lanmò san jou », a rassuré le lundi 19 avril 2021, au cours d’une interview sur radio Mega que les otages vont bien.

Dans la foulée, le numéro 1 du plus puissant groupe armé opérant à la Croix-des-Bouquets a menacé de passer à l’action si rien n’est dit dans les 24 heures qui suivent sont intervention. À maintes reprises et sans détailler, il a précisé qu’il revient au président Jovenel Moïse de dire le dernier mot afin de libérer les religieux.

Soulignons que les kidnappeurs avaient enlevé au total 10 personnes. Madame Oxane, l’une d’entre elles a été libérée le 14 avril passé parce qu’elle était gravement malade. 9 personnes sont toujours entre les mains des bandits.

À rappeler, la plus récente initiative prise par les chrétiens catholiques visant à exiger la libération des religieux kidnappés est datée jeudi 15 avril 2021.

Cette décision adoptée par l’Eglise catholique est-elle assez contraignante pour forcer aux bandits de libérer les otages? Les kidnappeurs finiront-ils par prendre conscience, et libérer les séquestrés sans aucune forme de contrepartie comme souhaite l’Église catholique ? Si les criminels refusent après ces trois jours de prières et de fermeture des institutions d’enseignement de la communauté de libérer les religieux, que devraient faire les décideurs de l’Église catholique ?

Les questions sont nombreuses, les scénarios imaginables sont divers.

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