Sans visa, les Haïtiens peuvent aller dans les pays de la CARICOM

Voyage d’Haïtiens sans visa dans la caraïbe : “Pas de visa requis, mais des fonds suffisants sont obligatoires”, c’est ce qui est ressorti du Sommet des chefs d’État de la CARICOM qui s’est tenu à Montego Bay, à la Jamaïque, du 4 au 5 juillet 2018, où les chefs d’État ont décidé unanimement que les ressortissants de la République d’Haïti ont droit à un séjour automatique de six mois à leur arrivée dans tout État membre de la CARICOM.

La Caraïbe ouverte aux Haïtiens sans visa

En fait, au 39ème sommet de la CARICOM, les chefs et représentants d’Etats ont voté pour accorder aux citoyens haïtiens le droit à la libre circulation dans les Etats membres de l’organisation, C’est-à-dire la possibilité de circuler sans visa.

Les voyageurs haïtiens ont de plus, le droit à un séjour automatique de six (6) mois à partir de leur arrivée au sein de tout pays membre de la CARICOM. Toutefois, « conformément au traité révisé de Chaguaramas et le droit communautaire des Caraïbes, les ressortissants voyageant dans d’autres États membres doivent disposer de ressources financières suffisantes pour eux-mêmes », rappelle la CARICOM dans une note de presse du 16 août 2018.

Au cours de la 29e réunion de la CARICOM qui s’est tenue à Port-au-Prince les 26 et 27 février, le président de la république, Jovenel Moise a plaidé pour la libre circulation des ressortissants haïtiens dans la région caribéenne. « Haïti a signé des traités avec les pays de la Caraïbe, les citoyens haïtiens doivent être capables de voyager sans restriction aucune dans la région » avait plaidé le chef de l’Etat.

Haïti est membre de la CARICOM depuis juillet 2002…

LA CARICOM

Liste des États membres :
Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, la Barbade, Belize, la Dominique, Grenade, le Guyana, Haïti, la Jamaïque, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, le Suriname, et Trinité-et-Tobago.

Nassau est la capitale des Bahamas. Elle est située sur l’île de New Providence et permet d’accéder à Paradise Island grâce aux ponts du port de Nassau.

Qu’est-ce que la Caraïbe ? définition géographique

La Caraïbe se définit comme une entité spatiale propre, une région particulière. L’intérêt de la définir ainsi réside non seulement dans son importance culturelle, mais également politique et environnementale (Laserre,1974). Cependant, il existe de nombreuses définitions de ce qu’est la région Caribéenne. Elles dépendent du ton, de la nuance et de l’approche envisagés pour définir la région. Ce qui est évident, c’est que toutes ces définitions partent du concept de région pour définir la Caraïbe.

La notion de région répond à celle de régionalisation en terme de processus de systématisation scientifique de la connaissance à la surface de la Terre, laquelle définition va dépendre de l’angle de vue et de l’approche utilisée pour donner corps à cette définition. Il existe toute une Théorie de la régionalisation comme processus de systématisation scientifique à laquelle doivent, d’une manière ou d’une autre, se référer tous les travaux relatifs à la question (Bezzi 2004).

On distingue les définitions suivantes de la Caraïbe

-la définition hydrographique qui considère la Caraïbe comme un bassin

-l’acception géopolitique et culturelle qui définit la région comme étant celle de la Caraïbe non hispanique, soit la Caraïbe saxonne

– la région historique à partir de la notion de « Petite Caraïbe » qui se nourrit essentiellement au champs de la dite « économie de plantation »

-la définition géopolitique économique large ; celle qui se nourrit du concept de « Grande Caraïbe » ou « Grand Bassin Caribéen »

– la Caraïbe océanologique basée sur le principe du fonctionnement océanographique de la formation de la grande mer intérieure

– la région culturelle qui s’appuie sur le concept de culture caribéenne, soit un autre concept de « Grande Caraïbe » comme grande macro-région afro-latino-américaine, la Caraïbe selon les cercles de filiation ou de régionalisation humaine et anthropologique, s’établissant comme l’aire de répartition d’un être humain d’un genre spécial ; le caribéen.

Du point de vue géographique, la région Caribéenne se caractérise à partir de deux concepts de base : la région homogène, formelle ou uniforme et la région fonctionnelle ou systémique. La région uniforme consiste à identifier des aires individuelles relativement homogènes, au sein desquelles prédominent certains types d’espaces et de paysages géographiques. En géographie, traditionnellement, le continent américain se divise en trois grands sous-continents : l’Amérique du nord, l’Amérique du Sud et l’Amérique du Centre. Cette dernière abriterait ; les Antilles, l’Amérique Centrale et la Mer Caraïbe (Seguinot, 2005).

La Caraïbe en termes de région géographique correspondrait à un troisième échelon hiérarchique (dénomination connue) et serait formé pour l’essentiel d’entités particulières : les Antilles et la Mer Caraïbe (Matteo, 1989).

La région géographique des Antilles se caractérise par les traits suivants (Matteo, 1989, 2006, Brothers et al., 2008) :

– l’insularité et la maritimité, configuré par un arc d’îles complexe

– la tropicalité

– la grande diversité et la miniaturisation des espaces et des paysages

– la présence de populations métisses et d’origine africaine, qui ont humanisé le paysage de façon particulière, avec ses coloris et sa morphologie particulière

– le rôle déterminant au départ de la plantation sucrière en conformité avec un modèle spécifique d’organisation spatiale, une domination de la culture des champs de canne et une centralité représentée par les usines à sucre comme élément d’intégration, l’influence dominante de l’héritage espagnol et anglais dans le « design » paysager.

Ce sont les particularités essentielles de la géographie « caribéene ». D’autres régions, à d’autres niveaux hiérarchiques, présentent un « aspect caribéen » jusqu’à un certain point, alors que prises dans leur globalité, elles ne peuvent être considérées comme telles.

L’ autre manière d’envisager la Caraïbe le serait à partir d’une approche fonctionnelle. Cette démarche impliquerait la détermination d’espaces fonctionnels, un réseau de relations fonctionnelles, les flux, les centres et la structure des centralités.

Les processus d’intégration territoriale doivent conduire judicieusement à découvrir et à construire cette Caraïbe fonctionnelle ou systémique, qui se libère des dépendances, qui se fonde sur des processus d’endogénéisation et de complémentarité, se nourrissant de sa propre centralité et de ses propres espaces géographiques. Il s’agirait alors de construire la région Caraïbe, base de consolidation d’un régionalisme caribéen et d’un espace géopolitique propre. Dans cette démarche, la géographie peut jouer un rôle capital à l’heure de découvrir les réalités et les potentialités en vue de cette construction régionale.

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