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«Yves Jean-Bart a couché avec certaines de mes amies». Confession

Dossier Yves Jean-Bart | Ranch de la Croix-des-Bouquets | The Guardian | Confessions…

« The Guardian » publie de nouvelles révélations des personnes qui accusent le Président de la Fédération Haïtienne de Football, Yves Jean-Bart d’abus sexuels. Selon « The Guardian », les présumées victimes de « Dadou » disent avoir reçu des menaces de mort des individus suite à leurs révélations sur Yves Jean-Bart. Ce dernier pour sa part continu de clamer son innocence dans ce dossier.

 

«Yves Jean-Bart a essayé de me violer lorsque j’étais au centre. Il a couché avec certaines de mes amies. Il a également des enfants avec certaines filles. C’est très compliqué pour nous là-bas… Et ce n’est pas seulement des abus sexuels mais aussi des abus moraux, des abus économiques, tout. Cet homme, il a ruiné ma vie. » Telle est une déclaration rapportée dans le journal « The Guardian » prêtée à une joueuse du centre de formation de FIFA Goal situé à Croix-des-Bouquets.

Un aveu de plus qui vient s’ajoute à de nouvelles révélations, parues dans le journal Britannique, dans sa publication du jeudi 21 mai 2020, incriminant le Président de la Fédération Haïtienne de Football, Yves Jean-Bart accusé d’avoir abusé sexuellement des joueuses mineures haïtiennes et d’avoir forcé certaines d’entre elles à avorter pour lui.

Ce dernier article « The Guardian » a révélé que des présumées victimes du viol de Yves Jean-Bart ne cessent de recevoir des menaces de morts des inconnus réputés proches, partisans et alliés de l’accusé. Ce, après la première publication des accusations.

« Un gangster nous a appelés », a expliqué une joueuse. « Si nous parlons, ils savent où sont nos oncles, tantes, cousins. », a confié une présumée victime, selon « The Guardian ».

The Guardian ajoute qu’un ancien entraîneur qui travaillait au centre a déclaré : « qu’ils obligent certains joueurs à dire de bonnes choses sur le président, sinon ils attaqueront les membres de la famille vivant en Haïti.»

De plus, une joueuse de l’équipe nationale s’est manifestée depuis la publication des allégations pour accuser Jean-Bart d’avoir tenté de la violer et d’avoir engendré des enfants avec certaines de ses coéquipières .«Dadou est un criminel», a-t-elle déclaré. «Je suis l’une de ses victimes. J’ai si peur. S’il sait que je te parle… j’ai vécu un cauchemar. C’était un cauchemar », a-t-elle avoué.

Suite à la sortie de la première publication, le Président de la FHF s’était présenté en conférence de presse déclant qu’il est « honteux » que le Guardian persiste à répéter des allégations anonymes cherchant à contester et à assassiner le personnage d’un homme qui a consacré sa vie à aider les jeunes joueurs d’Haïti à réussir. Ainsi, il a rejetté ces accusations ajoutant qu’il n’entend pas démissionner.

En conséquece, Yves Jean-Bart a été invité au parquet de la Croix-des-Bouquets le 14 mai dernier afin de répondre aux questions du Commissaire du gouvernement de ce ressort, Me.Maxime Augustin relatives aux graves accusations proférées contre lui. Renvoyée à la huitaine, l’audition a finalement eu lieu hier jeudi 21 mai 2020.

Au terme de la séance, le chef de la poursuite légale a laissé entendre qu’il n’y a pas assez de matière pouvant lui permettre de procéder à l’arrestation de Yves Jean-Bart. En fin de compte, il a pris la décision de transférer bientôt le dossier au Cabinet d’instruction pour les suites légales.

L’avocat Me. Stanley Gason qui était présent lors de la séance d’audition de Dadou Jean-Bart continue de déclarer qu’il n’y a pas de plaintes, pas de victimes, donc il n’y a pas d’abus sexuels. Il a profité pour rappeler qu’une plainte a été déposée en Haïti contre X. De plus, une autre a été aussi déposée en France (Paris) contre l’enquêteur Romain Molina pour diffamation.

Afin de protéger des joueuses mineures des représailles et face aux menaces de mort persistantes, plusieurs organisations de défense des droits humains appellent le vendredi 22 mai 2020, à la suspension de Yves Jean-Bart à la tête de la fédération haïtienne de football qui peut user de son influence.

L’Organisation Human Rights Watch a même rapporté le témoignage d’une ancienne joueuse de l’équipe nationale féminine d’Haïti : « Ma chance de jouer à l’étranger dépendaient du fait de coucher avec le président ».

Le 21 mai 2020, le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), une importante organisation de défense des droits basée à Port-au-Prince, a rendu public un rapport qui documente les abus imputés à Jean-Bart, et « exige une enquête judiciaire sérieuse ».