Me Bernard Gousse plaide pour un complot contre la sûreté de l’État

L’ancien Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP), Me Bernard Gousse plaide, suite à l’assassinat de l’ancien bâtonnier de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval, pour un complot contre la sûreté de l’État. Au cours des funérailles de Me Dorval, l’ancien ministre l’a soutenu et ce lundi 21 septembre 2020, il le réaffirme sur un média de la capitale. Ne rien dire, ne rien faire contre ces autorités en place, c’est livrer le pays en donation, soutient l’homme de loi.

« J’en appelle donc à un complot contre la sûreté de l’Etat. Un complot contre la sûreté d’un État incompétent. Un complot contre la sûreté d’un État indifférent à la souffrance de la population. Un complot qui barre la route aux brasseurs d’argent et de reins. Un complot qui promet le travail, l’intégrité, la dignité, la compétence », a expliqué l’avocat du barreau de Port-au-Prince.

Le doyen de la faculté de droit de l’Université Quisqueya poursuit en soulignant que les complotistes ne devaient pas se livrer à la violence, ils doivent être des honnêtes gens. Si nous ne faisons pas ce complot, nous devons laisser le pays sinon,
« nous mourons tous », comme le disait Manuel, prédit le juriste.

Durant les dix à quinze dernières années, pour que quelqu’un accède à une fonction Étatique, il faut qu’il ait une bande armée. N’importe qui pense qu’il peut devenir n’importe quoi dans le pays. S’il sait descendre son pantalon, c’est encore un atout, tance Me Bernard Gousse.
« Moun lan diw l ap fè yon bras », en informant vous pouvez apprendre qu’il fait partir du cabinet présidentiel, qu’il est impliqué dans des projets de l’État, explique-t-il en continuant.

D’après Me Bernard Gousse, les États-unis d’Amérique nous mènent sur le chemin du pire. Quand vous soutenez fermement ce que vous voulez, ce qui est bon pour vous. Il arrivera un moment où on va obliger de respecter votre choix, argumente-t-il.

En réponse au tweet de l’ambassade américaine encourageant la réalisation des élections tout en proférant des menaces à tout éventuel opposant, l’ancien ministre déclare, « Gen yon lè chyen an jape, fò w gad si li mèg oubyen si li gra ».

Evens CARRIÈRE, Journaliste©
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