Menaces contre Me Wendelle Coq Thélot, Juge à la Cour de Cassation : Un membre du pouvoir central clairement identifié

Les neuf membres du nouveau conseil électoral provisoire (CEP) formé par le gouvernement MOÏSE/JOUTHE devaient prêter serment le 22 septembre 2020 par-devant les juges de la Cour de cassation. Ce qui n’a pas été fait faute de quorum. Les nouveaux conseillers électoraux ont été, malgré tout, installé à leur fonction, par le président de la République au Palais national. Suite à la non réalisation de cette cérémonie de prestation de serment, l’un des Magistrats de la cour de cassation Me Wendelle Coq a informé qu’ellel reçoit des menaces, des intimidations à travers des appels téléphonique de numeros anonymes. L’un des appels a été fait par une autorité de l’État, clairement identifiée, rapporte le président de l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH), Me Jean Wilner Morin, ce lundi 28 septembre 2020 au cours d’une interview.

« J’ai parlé à Me Wendelle Coq le jeudi 26 et vendredi 27 septembre 2020, car la Magistrate informait un membre de l’ANAMAH, Me Blondine Thélusma, qu’elle recevait des menaces, des intimidations via téléphone. Selon les agresseurs, elle aurait été opposée à la formation du tribunal à la cour de cassation pour la prestation de serment des membres du CEP. De ce fait elle aurait provoqué le manque de quorum », raconte Me Jean Wilner Morin.

Sans faire de personnalité, Me Coq confie qu’il y a des appelants qui sont identifiés normale ce sont des autorités de l’État. Ils ont appelé la Magistrate pour lui demander, comment les nouveaux membres du CEP pourraient-ils prêter serment par-devant les juges de la cour de cassation ?,  laisse entendre le responsable de l’ANANAH. « si ce que laisse croire la jugesse est vrai, je serai plus inquiété, fustige Me Morin. Aucune autorité haut placée n’a pas le droit d’appeler un Magistrat pour lui demander de changer une position, de décider tel ou telle manière dont elle souhaite, ou quoi que ce soit , souligne-t-il en précisant que si c’est le cas, c’est de l’intimidation, de la menace et c’est une infraction ».

Le gouvernement n’a pas le droit d’appeler un juge pour lui dicter, c’est grave et plus inquiétant. La cour de cassation est saisie par actes judiciaires et administratifs, tance Me Jean Wilner Morin.

Comme beaucoup d’autres personnalités, responsables d’organismes de la société civile, le président de l’ANAMAH croit qu’il y a une main cachée derrière cette monté de criminalité dans le pays. Cette main, continue-t-il n’est pas encore identifiée. Les personnes chargées de l’identifier doivent le faire, sinon c’est du laxisme. Malheureusement, le constat montre que la force des armes illégales remplace la loi, le droit, ajoute-t-il.

« Nous demandons aux autorités policières et judiciaires d’assurer la sécurité de la juge Wendelle Coq qui est choquée sûrement mentalement. Récemment elle a perdu son mari, argue le juge Jean Wilner Morin. Cesdites autorités, en outre, doivent identifier, arrêter et juger les auteurs de ces actes. Nous accepterons l’assassinat d’aucun autre Magistrat, pour qu’on dise ensuite l’enquête se poursuit », a-t-il mis en garde ajoutant qu’un juge décide au regard de la Constitution, de la loi et au respect de la procédure, conclut le numéro un de l’ANAMAH.

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