Insécurité

Séquestration : l’université Quisqueya condamne le regain de l’insécurité dans le pays

Le Rectorat de l’Université Quisqueya condamne dans une note de presse en date du lundi 30 novembre 2020, la recrudescence des cas de kidnappings flagrants dans le pays et exige de la part des autorités concernées des mesures appropriées sans délai, conformément au décret du 4 mai 2005 sur les enlèvements de personnes.

L’Université Quisqueya dit regretter et a condamné avec la plus grande fermeté la montée des pratiques d’insécurité de manière quotidienne qui met en danger la vie de tous les membres de la population haïtienne.

« Depuis des semaines, la violence déferle dans les rues, les enlèvements et les prises d’otages se multiplient. Leurs auteurs s’attaquent aux personnes sans défense, que ce soit aujourd’hui une fillette qui va à l’école, hier des médecins qui se rendent au chevet d’un patient, ou demain de simples citoyens sur le chemin de leur travail ou de leur domicile », a rappelé les responsables de l’UNIQ pour dénoncer la lassitude des autorités Étatiques.

« Récemment, le milieu médical est devenu lui aussi la cible des bandits. Le 28 novembre dernier, le kidnapping contre rançon du jeune médecin interne affecté à l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), Hans David Télémaque, a provoqué une vive indignation. Légitimement choqués par cette insécurité grandissante, des médecins ont protesté par une marche pacifique et réclamé la libération sans conditions de leur confrère. Ils n’ont reçu pour toute réponse que des tirs à balles réelles de la police » s’étonenent-ils.

Profondément affecté par ces faits, l’Université Quisqueya appuie sans réserve la décision des enseignants de la Faculté des Sciences de la Santé (FSSA) qui se manifeste par une journée de travail contre l’insécurité et appuie également la décision de plusieurs hôpitaux de rester fermés pour cette même raison.

Le rectorat de l’UNIQ a par conséquent, demandé, en vue de mettre un coup d’arrêt à ces actes de banditisme qui mettent en péril l’avenir économique, politique et social du pays ainsi que la vie des citoyens, des mesures adaptées telles que prévues dans le “Décret du 4 mai 2005 sur les enlèvements de personnes, et dans la loi sur l’enlèvement, la séquestration et les prises d’otages de personnes”, publiées dans Moniteur du 20 mars 2009.

Auteur : Mikélo ALCIMAT, journaliste@.
Contacts : (+509) 38805023/42002766
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