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Haïti – Kidnapping : Cri d’un chauffeur indigné

Le secteur du transport est l’une des victimes de premier rang du phénomène de l’insécurité, précisément le kidnapping, a voulu faire croire le responsable du syndicat du transport en commun, Duclos Bénisoit, le 27 janvier 2021, au cours d’une interview. Les criminels font tout pour décourager les personnes travaillant dans le domaine du transport, a poursuivi le syndicaliste énergiquement.

Les conducteurs sont en train de supporter une grande souffrance. Plus d’une vingtaine de chauffeurs d’automobile et de motocyclette sont déjà victimes de l’insécurité, a confié Duclos Bénisoit, en précisant que les malfrats ont l’habitude de confisquer les véhicules et de tuer les conducteurs.

Durant les deux mois écoulés, parmi les cas les plus récents de conducteurs victimes d’actes d’insécurité, le syndicaliste rappelle quelques-uns. « On avait tué un chauffeur à Martissant, qui assurait le trajet Port-au-Prince à Cayes. Un chauffeur surnommé Dodo, était assassiné, aux environs 4 heures AM, par-devant une église à Martissant, pendant qu’il était en train d’aller travailler, détaille Duclos Bénisoit. À Port-de Paix, un chauffeur avait reçu plusieurs projectiles au moment qu’il conduisait ; celui-ci avait rendu l’âme sur le champ. Les bandits ont l’habitude aussi de séquestrer des camions et même des automobiles ayant des passagers à bord », a-t-il poursuivi.

Même les ambulances ne sont pas épargnées au département de l’Artibonite, a rapporté l’un des responsables du syndicat de transport. Sur la route de malpasse, dans la localité Thiotte, 5 voitures ont été saisies par des bandits et 2 chauffeurs ont été tués. Mi-janvier, un chauffeur du groupe voix des anges, a été kidnappé à Portail-Léogâne, a rappelé le syndicaliste en soulignant qu’un chauffeur a été assassiné à Canapé-vert. 

Duclos Bénisoit enchaîne en arguant que les autorités haïtiennes n’expriment pas la volonté de contrecarrer l’insécurité. Même pour une fois, aucun véhicule impliqué dans un cas de kidnapping n’est jamais arrêté par les forces de l’ordre, fait-il remarquer. Port-au-Prince a qu’un périmètre étroit, la police devrait avoir la capacité de la maîtriser, a poursuivi le syndicaliste. 

À rappeler que les chauffeurs du syndicat du transport en commun ont annoncé deux journées de grève pour le 1er et 2 Février prochain, en vue de condamner la montée de l’insécurité et de forcer les dirigeants de l’État à prendre leur responsabilité de garantir la sécurité dans le pays. 

Evens CARRIÈRE, Journaliste  Tel : (509) 37 05 00 12


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