Arrestation du Magistrat Yvickel Dabrésil : ses confrères magistrats condamnent et exigent sa libération

L’un des trois potentiels remplaçants de Jovenel Moïse dans la transition annoncée par l’opposition politique a été arrêté dans la nuit du 6 au 7 février 2021 par la police nationale d’Haïti ( PNH) pour complot contre la sûreté de l’État, a confirmé ce matin de très tôt, le Premier ministre Joseph Jouthe à un confrère du quotidien LeNouvelliste. Plusieurs associations oeuvrant dans le système judiciaire dont RENAMAH, ANAMAH et ANAGH condamnent cet après-midi l’arrestation du juge Yvickel Dabrésil  et exigent sa libération.

Nous avons visité le Magistrat de très tôt ce matin à la direction centrale de la police judiciaire ( DCPJ), explique Me Ikenson Edumé, président du Réseau National des Magistrats Haïtiens (REMANAH). Nous avons le devoir de protéger tout Magistrat quelle que soit la raison, souligne-t-il en poursuivant. 

« Le juge Yvickel Dabrésil était chez lui, allongé sur son lit entre sommeil et réveil. Tout d’un coup il a entendu un bruit et a vu tombé une bouteille de gaz lacrymogène dans sa chambre. Stratégiquement il a bu du jus et des policiers sont venus et font savoir au Magistrat qu’il est en état d’arrestation, rapporte Magistrat Edumé selon les témoignages de l’accusé. Les policiers étaient accompagnés d’un juge de paix et du commissaire du gouvernement de la Croix-des-Bouquets, a rapporté le président du RENAMAH ».

« L’association nationale des greffiers haïtiens ( ANAGH), déplore l’arrestation et les manoeuvres d’harcèlement et d’intimidation perpétrées par des agents de la police nationale d’Haïti ( PNH) à l’encontre des membres du pouvoir judiciaire, respectivement Magistrat Yvickel Dabrésil et Wendelle Coq, tous deux juges à la cour de cassation », soutient le président de l’ANAGH, Me Martin Ainé dans une note de presse.

Le professeur d’Université, Me Ikenson Edumé rappelle que la loi détermine la procédure à suivre pour arrêter un Magistrat. De plus, c’est un Magistrat de la cour de cassation, continue-t-il. 

« Nous allons nous réunir pour donner une réponse commune. Les Magistrats doivent rester solidaires et prudents tout en attendant le mot d’ordre des associations de Magistrats, spécialement RENAMAH », fustige l’homme de loi.

Evens CARRIÈRE, Journaliste 
Tel : (509) 37 05 00 12 

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