Politique

7 février 2021 : Les sénateurs qui n’ont pas approuvé le départ de Jovenel Moïse

Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire ( CSPJ), a donné sa position publique sur la date marquant la fin du mandat de Jovenel Moïse. Le Sénat, une branche du pouvoir législatif, serait une deuxième institution étatique ayant exprimé sa lecture sur l’article 134-2 de la constitution si cet organe avait respecté son rendez-vous ce 7 février 2021. Faute d’une position commune des sénateurs, le président du grand corps fixe seul sa position.

« En tant que sénateur et homme public, j’ai ma position personnelle. Je la maintiens et la professe jusqu’à ce moment précis. Elle réside dans le respect scrupuleux de la Constitution et des précédents dans l’application de certains articles notamment l’article 134-2 », communique le représentant du Sud-Est au sénat à travers une note en date du 7 février.

Plus loin, Joseph Lambert confie que les dix sénateurs restants n’ont pas pu aboutir à une conclusion unique car les interprétations font polémique.

Ceux qui affirment que le mandat de Jovenel Moïse est terminé le 7 février 2021
La rédaction de Constant Haïti confirme de bonne source qu’à l’appel du président du Sénat Joseph Lambert de se réunir afin de trouver une position commune, un seul des sénateurs était présent à la rencontre, il s’agit du sénateur Patrice Dumont. Les 8 autres sénateurs avaient boudé la rencontre, en fin de compte, seuls, Joseph Lambert et Patrice Dumont avaient fait leur conviction sur un départ du président Jovenel Moïse ce 7 Février 2021 dans la lignée de l’article 134-2 de la Constitution.

Rappel des noms des dix parlementaires qui siègent actuellement au Sénat :

  1. Patrice Dumont
  2. Gracia Delva
  3. Rony Célestin
  4. Jean Rigaud Bélizaire
  5. Denis Cadeau
  6. Jean Marie Ralph Féthière
  7. Wanique Pierre
  8. Joseph Lambert
  9. Kédlaire Ausgustin
  10. Pierre François Sildor.

N’ayant pas répondu à l’appel du président du Sénat, ces sénateurs seraient considérés comme étant contre un le départ, en février 2021 du président Moïse, avons-nous déduit.

« Aussi me vais-je obliger de m’excuser auprès de la population parce que je ne peux pas lui apporter une parole inachevée en cette période d’accélération de l’histoire avec les derniers événements survenus  dans la frayeur des foyers et le désarroi de la classe politique », soutient l’ancien conseiller de l’ex-président Michel Joseph Martelly.

Dialogue
Pour une énième fois Joseph Lambert rappelle que seul un dialogue peut résoudre la crise. Je reste debout au chevet de mon pays malade. Je continue de parler les uns aux autres jusqu’à l’ultime tentative qui sortira Haïti de l’impasse, argumente-t-il.

Entre-temps, malgré les différentes résolutions, notes, des institutions évoluant dans la sphère du droit dont la FBH, le CSPJ, mentionnant que le mandat de Jovenel Moïse prend fin le 7 février 2021, le chef de l’État reste en poste et continue de faire des promesses. Va-t-il rester jusqu’au 7 février 2022 ? Qui peut l’ordonner de laisser la présidence ?

Soulignons que le conseil constitutionnel est l’instance prévue par la loi mère, chargée de statuer sur l’inconstitutionnalité, la violation de la Constitution. Malheureusement elle est inexistante et n’a jamais été constituée même pour une fois.

Evens CARRIÈRE, Journaliste
Tel : (509) 37 05 00 12


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