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Fête à la base 5 secondes : Fantom et d’autres artistes blessés en chemin

Plusieurs artistes dont Daniel Darinus dit Fantom, le DJ B-Mix et Aide Lazare sont sortis blessés en cours de route alors qu’ils se rendaient au quartier populeux baptisé Village-de-Dieu niveau du Bicentenaire (Port-au-Prince), en vue d’aller performer dans une fête de base 5 secondes. Ils ont été attaqués par des policiers du Swat Team en tentant de franchir un périmètre de sécurité établi par les forces de l’ordre, a appris Constant Haïti.

Benjamin Louberson dit « Ti Youri », se présentant comme le manager de l’artiste « Aide Lazare » explique que les policiers ont débarqué dans la soirée du 8 mars, chez le rappeur Daniel Darinus dit « Fantom », à la rue Nicolas (Port-au-Prince), où les artistes se sont rassemblés avant de se rendre audit programme. Selon le nommé Ti Youri, l’objectif des agents de la PNH était d’ intimider le rappeur Fantom et ses collègues de ne pas se rendre au Village de Dieu.

Désobéis, certains artistes ont pris la décision de s’y rendre. C’est ainsi qu’un peu plus tard dans la nuit, des véhicules blindés stationnés au Bicentenaire allaient ouvrir le feu en direction de plusieurs véhicules qui roulaient en direction du Village de Dieu, a expliqué « Ti Youri ».

Ce dernier a, par ailleurs, précisé que le Disc jockey (DJ) connu sous le sobriquet de B-Mix été touché à la tête [ il serait mort selon les dernières informations parvenues à la rédaction de Constant Haïti ], l’artiste « Aide Lazare », lui, est blessé au bras et Daniel Darinus dit « Fantom » est légèrement blessé.

Le rappeur du groupe Baricad Crew dans une déclaration faite ce 9 mars, exige à l’Etat haïtien de lui rendre sa voiture endommagée, celle-ci a été renversée sur le dos au moment de l’attaque.

Soulignons que cette soirée dont il est question, marque la célébration par le groupe de gang 5 secondes de son 3e anniversaire de  « d’existence et de résistance  » . Le programme a été réalisé en dépit de l’empêchement de l’accès à certains artistes par la police.

Constant Haïti

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