Police

Marie Yolène Gilles énumère et condamne certains actes illégaux du Fantom 509 

La dirigeante de la structure travaillant pour la défense des droits humains, « Fondasyon Je Klere », (FJKL), Marie Yolène Gilles, au cours d’une interview, lundi 22 dernier, soutient que la bande armée dénommée Fantom 509 a provoqué un chaos dans le pays risquant de mettre l’institution policière dans une situation de fachiste. Les hommes armés du Fantom 509 donnent l’impression d’être plus puissants que l’État, ils ont rejeté le droit à la démocratie, argumente-t-elle.

Marie Yolène Gilles enchaîne en énumérant plusieurs actes illégaux du Fantom 509, « Mercredi dernier, ils ont vandalisé le commissariat de Delmas 33; endommagé des portes, fenêtres, radios  et télévision. Ils ont même tenté de saisir l’arme à feu du responsable du commissariat, raconte-elle. Ils ont ordonné aux autres détenus de rester à l’intérieur de leurs cellules, sous peine d’être assassinés. La police ne peut pas commander, les policiers refusent d’obéir aux ordres du responsable, continue Madame Gilles.

« Ils ont annoncé à l’avance des mouvements de rue, ils sont sortis en faisant tout ce qu’ils voulaient et les dirigeants de la PNH n’ont rien fait, critique Marie Yolène Gilles.  Le 17 mars écoulé, ils sont allés à Universal Motors ; ils ont volé, incendié des véhicules appartenant à des clients et à la compagnie, affirme-t-elle. Au lendemain, 18 mars 2021, ils sont allés à Croix-des-Bouquets, paralysant la circulation, ils ont tué un citoyen surnommé Keke. Ils ont libéré un policier inculpé par le cabinet d’instruction », poursuit l’ancienne dirigeante du RNDDH.

Un filament de cheveu sépare les agissements de la police nationale face aux actions du Fantom 509, empêchant une situation identique à l’époque de la démobilisation de l’armée d’Haïti, estime Marie Yolène Gilles. Le discours du groupe Fantom 509 est une variante des discours du pouvoir en place évoquant toujours l’expression « Bandi legal ». Sommes-nous en face d’eux ou est-ce que c’est un autre groupe caractérisant l’anarchie, le vandalisme, fustige la militante pour le respect des droits de la personne humaine.

Aucun syndicat de la PNH n’a condamné les actes du groupe Fantom 509, en vue de prouver qu’il encourage le respect des principes, des normes établies, souligne Madame Gilles. Il paraît que c’est Fantom 509 qui dirige le pays ; personne n’est épargnée que ce soit enfants, écoliers, adultes, même les écoles et les entreprises, ajoute-t-elle.

Rappelons que l’ancien ministre de la justice et de la sécurité publique (MJSP), Me Lucmane Délile avait fait savoir que le groupe armé Fantom 509 est composé d’anciens policiers révoqués, de policiers sanctionnés, de policiers en fonction tout en n’ignorant pas que le groupe pourrait avoir des personnes civiles.
Marie Yolène Gilles de son côté avance une affirmation, « Il est clair que les membres du Fantom 509 sont des policiers car des policiers qui étaient en formation continue à l’académie de police ont rejoint Fantom 509 qui marchaient dans les rues de la capitale la semaine dernière.

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