Insécurité

Haïti-kidnapping : Depuis 9 jours, des religieux dont 2 français, sont séquestrés par le groupe armé « 400 Mawozo »

Ce lundi 19 avril 2021 marque 9 jours depuis que les bandits du gang 400 Mawozo ont kidnappé à la Croix-des-Bouquets une dizaine de religieux catholiques incluant 2 français qui allaient participer à l’installation du prêtre Arnel Joseph dans une paroisse. Le secrétaire général de la conférence haïtienne des religieux(CHR), au cours d’une interview, indique qu’il n’arrive pas à trouver les raisons pour lesquelles les religieux sont toujours séquestrés. Le pays n’a de chef que les bandits, soutient-il d’un ton frustré.

Soulignons que, les kidnappés étaient au nombre de dix personnes. Le mercredi 14 avril 2021, les criminels ont libéré Mme Oxane Dorcelus, la mère du prêtre Arnel Joseph. « Evens Joseph, Anne Marie Dorcelus, Lovely Joseph qui est la sœur du prêtre Arnel Joseph, Hugues Baptiste, Jean Milien, Michel Brillant, sont certains noms des personnes gardés en séquestration à la Croix-des-Bouquets ».

Selon Oxane Dorcelus, les personnes enlevées se trouvent dans un espace à ciel ouvert, menottées et surveillées 24/24h par des bandits, rapporte Père Gilbert Peltro.

« Plusieurs de ces religieux ont une santé fragile. C’est le cas de père Michel qui a une plaque au niveau de son ventre depuis 2005 après avoir atteint d’une projectile, ainsi qu’une Sœur qui souffre d’insuline, explique le prêtre. À part, de la maladie, d’autre part, le fait de garder une personne immobilement cause de traumatisme. Nous, qui sommes à l’extérieur, cela nous a beaucoup choqué, continue-t-il ».

« Personne ne peut appeler les bandits, il faut attendre tout simplement leurs appels. Ils ne parlent pas pendant longtemps ; 30 secondes, une minute ou deux minutes au plus. Ce sont eux qui font la loi, ce sont les chefs. En vous parlant, ils donnent l’impression qu’ils ont même envie de vous enlever », raconte le chrétien.

Le révérend père Gilbert Peltro enchaîne en précisant que l’Eglise Catholique est toujours restée mobilisée même quand aucun mouvement de rue n’est organisé. Il souligne qu’il y a plusieurs manières de revendiquer.

Evens CARRIÈRE

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Journaliste de Constant Haïti
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