Une frange de l’opposition annonce 7 tours du palais national ce 21 avril

Plusieurs organisations de l’opposition politique ont annoncé le 19 avril 2021 qu’il vont, pour une fois de plus, contourner pendant 7 fois le Palais national, mercredi 21 avril prochain. Selon des organisateurs, ce mouvement populaire à caractère symbolique, rentre dans la lutte visant à exiger le départ de Jovenel Moïse à la tête de l’État, qui selon eux, occupe le Palais national illégalement depuis le 7 février de l’année en cours.

Pour les opposants du pouvoir en place, la transition est inévitable. Pour Jovenel Moïse, les élections constituent la seule voie pour accéder au pouvoir.

Le référendum qui devra conduire à l’adoption d’une nouvelle constitution est fixé pour le 27 juin 2021, si on se réfère au CEP. Le président du PHTK, Liné Balthazar, croit dur comme fer, qu’il est complètement impossible de réaliser un quelconque référendum au mois de juin, compte tenu du nombre des cartes d’identification nationale fabriquées. 

Il y a plus d’un an, Jovenel Moïse, à travers ses discours, ne fait que multiplier et rendre plus radical ses opposants politiques en leur donnant toutes sortes de qualificatifs. Son seul but, c’est la réalisation des élections prévues en septembre prochain. Des pays amis de la communauté internationale, des institutions internationales comme l’ONU, ont critiqué le processus électoral, qui n’est pas, selon eux, transparent et inclusif. Des commentaires qui ont poussé Jovenel Moïse à chercher à dialoguer avec tous les acteurs politiques dont les opposants corrompus, qu’il a l’habitude de faire référence.

Pour un groupe de l’opposition politique, Jovenel Moïse n’a ni titre ni qualité pour engager le pays car son mandat a pris fin depuis le 7 février 2021, donc c’est inutile de dialoguer avec lui. Pour d’autres structures de l’opposition politique, il faut dialoguer avec Jovenel Moïse pour planifier son départ de manière ordonnée.

Des citoyens ont peur de voir un renouvellement du PHTK, peut-être sous une autre forme à travers une éventuelle élection avec Jovenel Moïse toujours au Palais national. Ils craignent une transition avec des politiciens traditionnels, qui ont pour la plupart déjà occupé de grandes fonctions au niveau de l’État. Ils prévoient dans l’un des pires cas, une éventuelle solution venant de l’étranger.

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