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Le numéro un de 400 mawozo, Yonyon, n’a pas été libéré de la prison (sources officielles)

Constant Haïti, le 23 avril 2021.-
Suite à la séquestration des religieux catholiques haïtiens et français dont des prêtres, depuis le 11 avril 2021, par le gang 400 mawozo dans la commune de la Croix-des-Bouquets, l’inquiétude s’installe beaucoup plus au sein de la communauté catholique, entre autres.
Selon les informations dont dispose le journal, les hommes de 400 mawozo ont entamé bien avant le kidnapping des religieux, des démarches pour obtenir la libération de leur “général en chef” Germine Jolis dit Yonyon arrêté en 2015 à Petit Bois pour enlèvement et association de malfaiteurs, entre autres.

Depuis la prison, Yonyon personnellement pose sa condition aux autorités judiciaires. Il demande de lui ajouter sur la liste des prisonniers graciés pour cette année, en échange il ordonnera à sa troupe de libérer tous les otages catholiques.

Selon des sources officielles au niveau de la Justice, c’est confirmé qu’il y a demande de négociations du côté des bandits, cependant, Yonyon est toujours sous contrôle des autorités. En effet, contraire aux rumeurs, le chef numéro un de 400 mawozo est toujours en détention, avons-nous appris ce 23 avril.

Au fait, “Yonyon a été condamné à perpétuité. Donc, son dossier ne se trouve pas au Cabinet d’Instruction. À la suite de l’évasion à la prison civile de la Croix-des-Bouquets, ce chef de gang, a été transféré au Pénitencier National afin d’éviter qu’il n’initie pas à son tour, un pareil évènement au sein de ce centre carcéral, car, il reste en contact permanent avec le gang en question pour avoir eu en sa possession plusieurs téléphones portables”, avoue une contactée par Le Facteur.

Origine des rumeurs sur la libération de Yonyon

“L’information c’est que mardi dernier soit le 21 Avril 2021, aux ordres du Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me Bed -Ford Claude, “Yonyon ainsi connu” a été emmené à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) pour être auditionné.Cette séance d’audition était relative aux faits qui lui sont reprochés, mais pas pour le libérer comme monnaie de change aux otages”, a indiqué notre source officielle.

Aucun rapport avec la démission du juge Jean Joubert Michel

Notre source informe que le Juge d’Instruction Jean Joubert Michel réside actuellement aux États-Unis d’Amérique. “Lors des élections législatives, il se portait candidat au Sénat pour le département de la Grand’Anse. De ce fait, il a été contraint de remettre sa démission trois mois d’avance aux autorités judiciaires haïtiennes pour valider sa candidature. Après son échec, il a récemment réintégré l’appareil judiciaire par le biais du CSPJ, alors qu’il réside là-bas. Cependant, sa famille ne veut pas qu’il retourne au pays tenant compte de la réalité sociopolitique actuelle. Face au refus de la famille, il remet sa démission au Président du CSPJ. Voilà la finalité de la lettre de démission en circulation sur les réseaux sociaux”, a clarifié cette source bien informée.

Considérant que toute attaque contre le gang est quasiment impossible pendant que les religieux sont entre les mains des ravisseurs, la négociation semble être la seule porte de sortie dans ce dossier pour sauver la vie des otages, particulièrement les Français au risque de ne pas fragiliser les relations diplomatiques entre Haïti et la France ou pire, détruire totalement l’image d’Haïti au niveau mondial sur le plan sécurité.

Constant Haïti avec Scoop FM et Le Facteur


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