Haïti-Douane: interdiction d’importer des articles à l’intérieur de voitures, la diaspora proteste

Le coordonnateur général de l’organisation de la diaspora pour le développement d’Haïti ( ODDH), Jean Noël Caze, dénonce ce lundi 3 mai 2021 dans la presse un mémorandum de l’administration générale des douanes en date du 24 mars 2021 interdisant sur le territoire du pays l’entrée d’objets à l’intérieur des voitures. Pour le compatriote, le timing de l’adoption de la décision n’est pas propice. De plus, cette mesure est préjudiciable au peuple haïtien en général.

Pour envoyer des produits en Haïti, le processus dure environ deux semaines. Le mémorandum a été adopté le 25 mars 2021, pour entrer en vigueur le 5 avril dernier. Cependant, bon nombre de personnes avaient déjà des voitures contenant des marchandises prêtes à être envoyées en Haïti. Maintenant les voitures ne peuvent pas y aller, les produits pourrissent, argumente le coordinateur de l’ODDH .

À propos de l’argument faisant croire que ladite mesure a été prise par le gouvernement dans le but de lutter contre le trafic illégal d’armes à feu, Caze Jean Noël estime que la raison n’est pas fondée.« Certainement, l’insécurité fait mal au pays mais sans aucune étude, aucune statistique pour analyser les armes que détenaient les bandits, on ne peut pas dire que les armes proviennent de la diaspora », analyse le dirigeant de l’organisation basant aux États-unis d’Amérique.

Vous devez procéder à des saisies d’armes de bandits pour affirmer que ces armes proviennent des États-Unis , insiste le coordonnateur général de l’ODDH . C’est le travail de la CNDDR, malheureusement elle ne l’a pas fait, continue-t-il, tant en reconnaissant que des gens de la diaspora pourraient se mêler dans la pratique.

La diaspora a trop fait pour aider sa famille en Haïti et avoir comme récompense le titre de trafiquant d’armes illégales, fustige Caze Jean Noël. L’État haïtien n’a pas connu l’existence d’un gang dans la diaspora qui a l’habitude d’envoyer des armes en Haïti, ajoute-t-il.

« C’est la pratique. Au lieu d’envoyer des articles pour lesquels on doit payer séparément. On ne fait que les envoyer à l’intérieur d’un véhicule, on a qu’à payer, à ce moment, les frais de dédouanement, explique le dirigeant de l’ODDH ».

Dans la lignée, M. Caze Jean Noël a fait savoir que l’ODDH, avait adressé une correspondance au président de la République. Nous devons avoir l’accusé de réception aujourd’hui, au plus tard, précise-t-il.

« On ne souhaite pas se trouver dans l’obligation d’organiser des mouvements de rue, avec des pancartes en main, par-devant les ambassades », lance le coordonnateur général de l’organisation de la diaspora pour le développement d’Haïti.

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