Afrique

Enlèvement du journaliste français Olivier Dubois au Mali

Olivier Dubois était porté disparu depuis plusieurs semaines. Le journaliste français qui est correspondant de différents médias français, dont Le Point et Libération, est apparu dans une très courte vidéo de vingt secondes dans laquelle il affirme avoir été kidnappé début avril au Mali par des djihadistes affiliés à Al-Qaïda. Cette vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, est en cours d’authentification.

Olivier Dubois coopère également depuis peu avec le magazine Jeune Afrique.

Ce que l’on sait

Olivier Dubois, installé au Mali depuis plusieurs années, s’est spécialisé dans les questions de sécurité et de terrorisme, notamment au Mali et au Sahel. Dans la vidéo, il explique avoir été enlevé le 8 avril à Gao (nord) par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM, ou Jnim en arabe), principale alliance djihadiste au Sahel. Assis par terre, les jambes croisées sur une toile de couleur verte, dans ce qui semble être une tente, il dit s’adresser à sa famille, à ses amis et aux autorités françaises « pour qu’elles fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour le faire libérer ».

Réactions

« Nous confirmons la disparition au Mali de M. Olivier Dubois. Nous sommes en contact avec sa famille ainsi qu’avec les autorités maliennes. Nous procédons aux vérifications techniques d’usage », assure le ministère français des Affaires étrangères.

Selon les médias français, il n’y avait plus de Français otage dans le monde depuis la libération, en octobre 2020, de Sophie Pétronin, une septuagénaire enlevée près de 4 ans plus tôt par des hommes armés à Gao également, où elle vivait et dirigeait depuis des années une organisation d’aide à l’enfance.

Mme Pétronin avait été libérée en même temps que l’homme politique malien Soumaïla Cissé, décédé depuis, et que deux Italiens, Nicola Chiacchio et Pier Luigi Maccalli, également enlevés par des djihadistes. Malgré des conjectures persistantes, le gouvernement malien n’a jamais confirmé le paiement d’une rançon, en plus de la libération de 200 prisonniers, dont un certain nombre de djihadistes, contre la liberté de ces quatre otages.

Le Mali est en proie depuis 2012 à une poussée djihadiste partie du Nord, qui a plongé le pays dans une crise sécuritaire et s’est étendue au centre du pays. Les violences se sont également propagées au Burkina Faso et au Niger voisins. Les violences – djihadistes, intercommunautaires ou autres – ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré l’intervention des forces de l’ONU, française et africaines.

Constant Haïti avec Le Point


Bouton retour en haut de la page