Politique

Dr Ariel Henry revendique son titre de Premier ministre 

Moins de 24 heures après l’assassinat du président Jovenel Moïse en sa résidence privée à Pèlerin 5, un bras de fer s’éclate entre le chef du gouvernement ad intérim, Dr Claude Joseph et le nouveau chef nommé à la Primature, Dr Ariel Henry, pour le poste de Premier ministre. « il y a un seul Premier ministre, il n’y a pas d’autre que moi », déclare Dr Ariel Henry, au cours d’une interview ce 8 juillet 2021 en vue d’exiger le respect de l’arrêté du 5 juillet dernier. 

D’après Ariel Henry, Claude Joseph n’est que le ministre des affaires étrangères de son gouvernement. Concernant les décisions prises par Dr Claude Joseph suite à l’assassinat de l’ex-propriétaire de l’agritrans, Dr Ariel Henry partage son appréciation, « Je lui félicite d’une part pour  des initiatives prises permettant que la situation soit aussi calme. Toutefois, je suis contre la décision déclarant l’État de siège, qui est une mesure illégale ». 

Le professionnel de santé estime que la Police Nationale d’Haïti (PNH), a fait preuve de maturité en arrivant à maîtriser les agresseurs de l’ancien chef de l’Etat. Maintenant, rassembler les haïtiens, créer des conditions pour la réalisation d’élections, doit être l’objectif des dirigeants, croit-il.

« Nous avons un gouvernement démissionnaire, ça crée de l’instabilité. Un gouvernement démissionnaire ne peut pas prendre de grandes décisions. Il faut un gouvernement par des dirigeants choisis par la population, argumente l’ancien ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales ».

Suite à ce drame, il y a urgence dans la demeure. Il n’y a pas d’autres choix que de trouver un accord pour éviter l’anarchie, le chaos, analyse l’ancien membre du parti Fusion des sociaux-démocrates.

Le Premier ministre nommé enchaîne en insistant sur le fait que le délai pour agir est court.

Nous devons trouver une solution rapide, donc nous devons aboutir à la signature d’un accord le plus vite que possible afin de trouver comment gouverner ensemble le pays, argue-t-il en s’adressant surtout aux acteurs politiques.

Par ailleurs, le médecin précise qu’il ne va faire aucune confrontation avec Dr Joseph. Il croit qu’ils aiment, tous deux, le pays. Il promet de rencontrer après son installation au poste de Premier ministre, tous les secteurs, acteurs politiques, les organisations de la société civile afin d’arriver à l’accord nécessaire.

Evens CARRIÈRE, Journaliste 


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