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Himmler Rébu estime que l’assassinat du président Jovenel Moïse est un film mal monté

L’ex-secrétaire d’État à la sécurité publique, Himmler Rébu, indique, ce vendredi 9 juillet 2021, en analysant les informations communiquées par les autorités, au sujet de l’assassinat du président Jovenel Moïse, que nous sommes à l’intérieur d’un film mal monté. Un ensemble de dirigeants considèrent tous les citoyens du pays comme des stupides, ajoute-t-il.

La gravité des choses nous pousse à nous demander si vraiment nous ne sommes pas en train de rêver, laisse entendre Himmler Rébu.

« Il y a trop d’obscurité dans les faits. Malgré un système de sécurité comportant plusieurs échelons, un président est assassiné chez lui ?, analyse l’ancien officier des FAD’H, sous forme d’une question. Je ne crois pas que tous ses agents de sécurité sont des crétins, poursuit-il ».

Supposons que les criminels étaient des professionnels. Alors, ils ont pu traverser à peu près huit échelons d’un système de sécurité pour aller tuer un président, puis au retour, ils ont oublié tous les principes leur permettant de s’échapper. Même une personne en première année de formation militaire sait déjà que la route de l’aller n’est jamais la route du retour, détaille l’ancien secrétaire.

« Jovenel Moïse, s’il est vraiment assassiné, est victime de ses nombreux imbéciles qui l’entourent, qui l’encouragent dans ses bêtises comme commettre des assassinats, perpétrer des massacres. Il est clair qu’ il allait vers un mur », continue Himmler Rébu d’analyser.

Quant à la recommandation faite par le gouvernement américain au Premier ministre Claude Joseph, d’organiser les prochaines élections en septembre prochain, le colonel pense que les autorités américaines ont la volonté d’augmenter la crise ou ce n’est que la déraison absolue.

L’international ne se trompe pas, il est toujours figé dans ses intérêts, c’est un projet anti-Haiti, explique l’ex-titulaire de la secrétairie d’État à la sécurité publique. Il y a des efforts à faire, pour que nous soyons au moins plus sérieux car Haïti reste quand même un pays, ajoute-t-il.

Evens CARRIÈRE, Journaliste


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