Police

Une casquette à l’effigie de la DEA… retrouvée chez Christian Emmanuel Sanon

La police haïtienne a annoncé dimanche soir avoir arrêté Dr Christian Emmanuel Sanon, un ressortissant « qui avait des objectifs politiques » en recrutant le commando qui a assassiné le président Jovenel Moïse dans la nuit de mardi 6 à mercredi 7 juillet 2021.

« C’est un individu qui est entré en Haïti à bord d’un avion privé avec des objectifs politiques » a indiqué Léon Charles, directeur de la police nationale haïtienne.

À son arrivée dans le pays en juin, Christian Emmanuel Sanon, 63 ans, de nationalité haïtienne, était accompagné de plusieurs ressortissants colombiens, chargés d’assurer sa sécurité, selon les précisions fournies lors d’un point de presse en présence de plusieurs ministres.

« La mission a ensuite changé », a expliqué Léon Charles. « La mission était de procéder à l’arrestation du président de la République et l’opération a été montée à partir de là : 22 autres individus sont alors entrés en Haïti », a-t-il ajouté.

Les interrogatoires réalisés auprès des 18 citoyens colombiens arrêtés depuis mercredi ont permis à la police haïtienne d’apprendre que Christian Emmanuel Sanon avait recruté les 26 membres du commando via les services d’une compagnie vénézuélienne de sécurité nommée CTU, basée en Floride.

« Quand la Police a bloqué la progression de ces bandits après qu’ils aient commis leur crime, la première personne qu’un des assaillants a appelée, c’est Christian Emmanuel Sanon. Il a, lui, pris contact avec deux autres personnes que nous considérons comme auteurs intellectuels de l’assassinat du président Jovenel Moïse », a indiqué le directeur de la police, sans détailler l’identité de ces deux suspects.

Alors que selon les Premiers éléments d’information les assassins s’étaient présentés comme des agents de la DEA, Léon Charles a expliqué que les policiers ont trouvé plusieurs objets potentiellement d’intérêts au domicile de l’homme, dont une casquette à l’effigie de la Drug Enforcement Administration (DEA) – l’agence américaine de lutte contre le trafic de drogue -, 20 boîtes de munitions, des parties d’un fusil, quatre plaques d’immatriculation de la République dominicaine, deux voitures ainsi que des lettres dont le destinataire n’a pu être identifié.

Des membres du FBI, et des départements d’État, de la Justice et de la Sécurité intérieure des États-Unis sont arrivés dimanche en Haïti et ont rencontré le directeur général de la police nationale.

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