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Vers 4h – 4h20 AM, Joseph Félix Badio a parlé à Ariel Henry après l’assassinat de Jovenel Moïse (RNDDH)

Dans son dernier rapport daté 20 Août 2021, le réseau national de défense des droits humains(RNDDH), a expliqué chronologiquement l’histoire de l’assassinat du président Jovenel Moïse tout en soulignant le plan, la mission et les différents suspects. Marie Rosie Ducénat Auguste, un responsable du RNDDH, au cours d’une interview, ce lundi 23 Août 2021, réaffirme la conclusion de l’enquête de l’institution qu’elle dirige, indiquant que Jovenel Moïse a été livré par ses responsables de sécurité surtout Jean Laguel Civil, Pierre Osman Leandre, Pierre Eddy Amazan et Dimitri Hérard.

Le commissaire divisionnaire, Jean Laguel Civil est le coordinateur de la sécurité du président. Le commissaire Pierre Osman Léandre, est responsable de l’unité de sécurité présidentielle(USP). L’inspecteur principal Paul Eddy Amazan est le responsable en chef du Counter Ambush and Tactic Team(Cat Team), souligne le RNDDH.

24 agents de sécurité sont chargés de sécuriser la résidence du président Jovenel Moïse. Cependant, le jour de l’assassinat, ils étaient au nombre de 23. Jeanty Hubert, le chef d’équipe de l’USP était absent de son poste pour convenance personnelle, mentionne Marie Rosie Auguste Ducénat.

« Jean Laguel Civil avait reçu à peu près 100.000 dollars américains pour soudoyer les policiers affectés à la sécurité du président. Dimitri Hérard avait pour tâche de fournir des armes, munitions comme des fusils d’assaut, des bonbonnes de gaz lacrymogène, des grenades et des scies électriques. John Joël Joseph était chargé de payer au comptant les frais de location de véhicules. Christian Emmanuel Sanon était chargé de la coordination du coup avec l’espoir de devenir le prochain président provisoire », peut-on lire dans ledit rapport.

Marie Rosie Ducénat Auguste précise que la mission première des assassins de Jovenel Moïse était de procéder à son arrestation. Mais, parallèlement, certains d’entre eux en avaient d’autres comme celle de l’assassiner. Walter Veintenilla, un ressortissant étranger a grandement financé l’assassinat du chef de L’État, ajoute-t-elle.

« Aux environs de 4h – 4h20 AM, Joseph Félix Badio a parlé à Ariel Henry après l’assassinat de Jovenel Moïse. Durant tout le mois de juin, ils se sont parlés très souvent au téléphone, révèle la militante des droits de l’homme ».

D’après les dires de Madame Ducénat, les criminels sont entrés dans la résidence du président avec douceur car la barrière principale était restée ouverte comme prévu. 9 Colombiens ont pénétré la chambre du président. Ils l’ont tué après l’avoir identifié. Trois de ces Colombiens ont été tués par la PNH au cours d’un affrontement.

Dès les premiers tirs, le président Moïse a téléphoné plusieurs autorités policières telles que le directeur général de la police nationale d’Haïti(PNH), Léon Charles, au moins deux fois, ainsi que Jean Laguel Civil, Dimitri Hérard, Dimitri Paraison. Parmi eux, seul Dimitri Paraison était arrivé sous les lieux.

Dans le cadre du plan d’arrestation de Jovenel Moïse, 14 personnes sont impliquées, si on fait foi à l’enquête du RNDDH. Ces 14 personnes, continue l’organisation de défense des droits de l’homme, étaient en constante communication avec Dimitri Hérard, Jean Laguel Civil et John Joël Joseph.

Il y avait approximativement 40 millions de dollars américains dans la résidence du président Jovenel Moïse, mentionne Marie Rosie Auguste Ducénat.

Le RNDDH exhorte L’IGPNH, a enquêté sur les circonstances de la mort des trois Colombiens en vue de vérifier s’il y avait vraiment échange de tirs. La justice haïtienne doit enquêter sur la provenance des argents se trouvant chez M. Moïse. Les autorités haïtiennes doivent assurer la sécurité des deux greffiers menacés et le dossier doit être confié à un juge sérieux, courageux, qui est à la hauteur de l’affaire, recommande Marie Rosie Auguste Ducénat.

Evens CARRIÈRE, Journaliste


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