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Affaire Robest Dimanche : le journaliste retrace les faits

par Evens CARRIÈRE
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Le journaliste de la Radio Télé Zénith, Robest Dimanche a été, en plein exercice de sa profession, arrêté dans la matinée du 30 octobre 2022 et gardé à vue pendant toute la journée au commissariat de Delmas 33. Ce qui a provoqué une vive tension au cours de laquelle plusieurs journalistes sont sortis victimes dont le journaliste Romelson Vilsaint tué d’une balle à la tête sur la cour dudit commissariat. Ce dimanche a été une journée noire pour la presse, résume Monsieur Dimanche, au cours d’une interview, lundi 31 octobre 2022.

Une information laissait croire que 5 membres de la base 47 à Delmas sont portés disparus, ma curiosité d’aller chercher l’information pour le grand public m’obligeait à travailler le dimanche 30 octobre, raconte Robest Dimanche. un véhicule de police ayant à bord trois bourreaux de l’unité UDMO sont venus, ils ont ouvert le feu et ont lancé du gaz lacrymogène, continue d’expliquer le journaliste tout en précisant que le véhicule de police était un pick-up rouge, avec des vitres arrières brisées, immatriculé 1-01167.

« Après leur brutalité, ils sont allés puis retournés avec colère en lançant des sottises, descendus du véhicule, les trois bourreaux m’ont donné à la fois des coups de fusils dans ma tête, au niveau de ma poitrine, ils m’ont ordonné de monter à l’arrière du véhicule. Premièrement, ils voulaient prendre la direction de la route de l’aéroport, l’un d’eux a proposé d’aller me fusiller à Cité-Soleil, une fois nous sommes arrivés à Carrefour de l’aéroport ils m’ont demandé de m’identifier, explique le reporter. Après avoir vu que c’est moi réellement, ils sont moins violents, mais ils ont soutenu que j’ai fait partie des journalistes qui donnent la parole aux bandits ».

D’après le professionnel de la presse, il a été arrêté aux environs de 9h30 et emmené au commissariat de Delmas 33 à 10 heures approximativement avec pour chef d’accusation, trouble à l’ordre public. Il a été libéré par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Jacques Lafontant, à 9h30 du soir. Pour lui, c’est une machine criminelle mise en place par le pouvoir en place pour créer de l’intimidation. Plusieurs journalistes et militants politiques ont été bastonnés, souligne-t-il en poursuivant.

« Je remercie tous mes confrères qui ont exprimé à mon encontre leur solidarité, Regard FM qui a fait de l’affaire sa cause, l’ensemble des avocats qui m’ont assisté Me Arnel Rémy, Me Leonel Louis, Me Esaü Bellevue et autres », laisse-t-il entendre.

Depuis des années, la population exige justice pour Jean Dominique, récemment Tess Garry est assassiné, le journaliste Roberson Alphonse est victime d’une tentative d’assassinat, cette fois nous décidons de porter plainte et ceci nous irons jusqu’à bout car ces bourreaux doivent donner des explications, soutient Robest Dimanche énergiquement.

Evens CARRIÈRE, Journaliste

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