Chantage, menace au téléphone : plus d’une quarantaine de plaintes portées au parquet de Port-au-Prince

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Chantage, menace au téléphone : plus d'une quarantaine de plaintes portées au parquet de Port-au-Prince

Une nouvelle forme de criminalité fait actualité dans la société haïtienne. Des individus font des menaces conditionnées à travers des téléphones. Cette information est communiquée ce mardi 28 juillet 2020 par le chef du parquet a.i de Port-au-Prince, Me Ducarmel Gabriel. Plus d’une quarantaine de personnes victimes de cet acte ont déjà porté plaintes au parquet de Port-au-Prince, informe le commissaire du gouvernement.

« Des individus mal intentionnés menacent de mort de paisibles citoyens. Ce sont des menaces faites sous des conditions, explique Me Ducarmel Gabriel. Les victimes des menaces doivent toujours porter plainte. Nous allons donner délégation de pouvoir à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), afin d’approfondir l’enquête, poursuit le magistrat debout.

Au regard de la loi du 21 février 2017 et celle du 20 janvier 2009 portant modification sur l’enlèvement, la DCPJ va approfondir l’enquête, puis, nous arriverons à identifier les coupables, rassure le protecteur de la société.

Me Ducarmel Gabriel enchaîne en indiquant que le parquet de Port-au-Prince avait reçu le représentant de la Digicel ainsi que celui de la Natcom pour leur rappeler que lors de la vente des cartes SIM, les propriétaires doivent être clairement identifiés. Lorsqu’ils commettent un crime, l’auteur, les co-auteurs et complices seront facilement connus.

Dans la foulée, le chef du parquet a.i de Port-au-Prince annonce la reprise des audiences correctionnelles dans les jours qui viennent, ainsi que des audiences criminelles spéciales.
Selon le juriste, il va y avoir des juges d’instruction disponibles en permanence.

Les délits seront entendus et jugés s’il le faut dans l’immédiat comme la loi le permet. Le commissaire transmettra les dossiers et les pièces aux juges d’instruction au regard de l’article 35 du CIC. « Le commissaire du gouvernement peut donner mandat de dépôt, seulement dans deux cas : Soit en cas de flagrant délit ou sur la base de la loi du 6 mai 1927 », souligne Me Ducarmel Gabriel.

Le ministre de la justice, Me Rockfeller Vincent de même que le premier ministre Joseph Jouthe mettent l’accent sur la détention préventive prolongée, souligne l’homme de loi. Le ministre de la justice définit la politique pénale du gouvernement, le commissaire du gouvernement a pour devoir de l’appliquer, rappelle-t-il.

Evens CARRIÈRE, Journaliste©
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