Démocratie/Droits : pour le Core Group, les décrets créant l’ANI ne sont pas conformes

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    À travers un communiqué de presse, le 12 décembre 2020, le Core Group (composé des Ambassadeurs d’Allemagne, du Brésil, du Canada, d’Espagne, des États-Unis d’Amérique, de France, de l’Union Européenne, du Représentant spécial de l’Organisation des États Américains et de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies) exprime son inquiétude suite à la publication le 26 novembre 2020 du Décret portant Création, Organisation et Fonctionnement de l’Agence Nationale d’Intelligence (ANI) et du Décret pour le renforcement de la sécurité publique. Ces décisions de la part du président sont anti-démocratiques, selon ces ambassadeurs.

    Selon les décrets présidentiels du 26 novembre 2020, toutes personnes surprise en dressant des barricades dans les rues ou brûlant des pneus sont considérées comme des terroristes et sont passibles de 30 à 50 ans d’emprisonnement et des amandes de plus d’un million de gourdes.

    En plus, le président de la République, Jovenel Moïse a décidé de créer une Agence Nationale d’intelligence (ANI) avec pouvoir illimité dont ses membres ne peuvent pas être appelés en justice.

    Un pas de trop qui fait craindre à la sûreté de la démocratie et de l’État de droit en Haïti selon la réaction du CORE GROUP, potentiel allié du régime en place.

    Le CORE GROUP croit que les dispositions dans ces deux décrets présidentiels sont relevées de la compétence législative dans un État démocratique et seraient un dommage au système démocratique, aux droits civils et politiques des citoyens.

    En fait, ces mesures de Jovenel Moïse ouvrent la voie aux abus civils et politique, tance le CORE GROUP, qui appelle à la tenue des élections législatives le plus vite que possible en vue de pallier ces aberrations présidentielles.

    Auteur: Mikélo ALCIMAT, journaliste
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