Droits Humains et presse, deux secteurs fondamentaux dans la cachexie haïtienne

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Droits Humains et presse, deux secteurs fondamentaux dans la cachexie haïtienne

Cap-Haïtien, le 02 aout 2021

Les Droits de l’Homme sont entendus des droits reconnus à toute personne et que quiconque ne doit s’en passer. Ils sont le travail d’un ensemble d’États régionaux et mondiaux dont Haïti. À ce carrefour, cette république se doit de garantir, pleinement, sans contrainte aucune, la jouissance de ces droits de la première génération : civils et politiques ; à la deuxième : sociaux, économiques et culturels ; jusqu’à la troisième qui englobe toute une série : environnement décent, eau potable, paix, développement à tous… Cette dernière catégorie permet d’assurer ce qui est appelé aujourd’hui la qualité de vie et est dite droits collectifs ou de solidarité.

Ceux qui sont baptisés Droits Humains, en Haïti sont d’une constante inapplication, ils semblent même inexistants. Or, ici en terre paradisiaque devenue infernale, naissent-ils à travers la révolution de Saint-Domingue. Malgré l’intérêt porté au secteur, la personne humaine de l’ancienne colonie française n’est toujours pas conçue. Il y a un adage juridique latin disant : « Infans conceptus pro nato habetur quoties de commodis ejus agitur ». L’homme haïtien lui a vécu toute sa vie sans droit aucun, il n’a pas les libertés, ne peut ni se porter candidat s’il n’est pas choisi ni élire quelqu’un de son bon gré. Son sort ne s’arrête pas là. Le négro de ce coin vilipendé chemine encore dans la vie comme une sous-merde. Aliéné du travail, du repos hebdomadaire, de la durée du travail, des congés payés, des conventions collectives, de la sécurité du travail, de la grève, de l’action syndicale, de la santé, de la maternité, des charges familiales, de la pauvreté de la vieillesse, de la protection des mineurs, de la lutte contre l’exclusion, de la dépendance des personnes âgées, le fils de l’homme pris pour barbare vivote. « Toutan gen lavi gen lespwa »

Le droit à la paix, au développement, à l’environnement, au respect du patrimoine commun de l’humanité n’existent pas pour la sotte gens à peau noire.

Information, formation, divertissement devraient être les apports du journalisme pour toute une société. La presse par sens se veut la mise en commun des faits, telle est sa mission sacro-sainte. Avec sa liberté, elle devrait servir à veiller au bon fonctionnement de l’administration publique. Cependant tout se fait dans la contre-allée. La presse est pressée, les Droits Humains sont déshumanisés, ils ne sont que des secteurs politiques à part entière par leur orientation. Le journaliste doit être curieux et non cupide, doit savoir un peu de tout et non avoir tout, n’a qu’un mobile, la précision. Cette profession est un sacerdoce sacré, ne pas informer est un sacrilège. Une bonne culture générale s’apparente utile à l’analyste politique, car son œuvre ‘’l’analyse politique’’ s’insère dans un monde multidisciplinaire, dynamique, dépendamment de son objet d’étude. Dans une proximité d’agissements, elle se colle au décodage de l’allocution des politiques et politiciens, de la sorte, elle se base, certainement, sur la sémiologie et la sémiotique. À Boyo, tout le monde est analyste politique sans pouvoir attribuer un sens au thème ‘’Analyse Politique’’. Deficit du logos, pathos et de l’ethos ; la paresse et la médiocrité, l’incapacité, l’ignorance et l’inarticulation sont ses acquis pour le métier qu’il exerce.

De son côté, le défenseur des Droits Humains n’est qu’un agent de la Central Intelligence Agency (CIA) des États-Unis. Son travail qui devrait être produit autour de ses caractéristiques majeures à savoir : l’inhérence à l’être humain, l’universalité, l’inaliénabilité, et l’indivisibilité, est compromis par sa gloutonnerie. Dans sa démarche, toutes les questions se rapportant à l’homme sont exemptées, si non, il s’acharne contre elles afin de les mettre six pieds sous terre. Ce dernier s’en sert pour étancher sa soif politico-économique. Avec lui, le secteur des Droits Humains tombe en déconfiture. Son comportement lui veut sophiste, ses actes eux lui font cuistre.

L’analyste politique et le défenseur des Droits Humains auraient été des éléments importants voire fondamentaux, incontournables pour un État démocratique, de Droit, solide, souverain comme il eût voulu, le sociologue, le démocrate que l’histoire de l’humanité n’eût jamais connu, Jean-Jacques Dessalines.

Reynoldson MOMPOINT

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