Formation du CEP : Des organismes de droits humains préparent une position commune

Suite à la démission collective des huits membres du conseil électoral provisoire (CEP) le 24 juillet 2020. Le président de la République, Jovenel Moise a demandé aux
secteurs représentés au conseil de désigner leur représentant. En ce qui concerne le secteur des droits de l’homme, des organismes militant dans ce domaine entame une large consultation entre eux en vue d’adopter une position commune, si on veut croire le co-directeur du collectif défenseur plus, Antonal Mortimé, lors d’une conférence de presse ce jeudi 6 août 2020.

Sans annoncer si le secteur des droits de l’homme compte désigner un représentant au CEP. Pour Antonal Mortimé, le moment n’est pas favorable aux élections.

« Nous avons un pays en crise pour ne pas dire un pays à l’inverse, soutient le militant des droits de la personne humaine, martèle Anthonal Mortimé».

« Je pourrais utiliser l’expression qui est très populaire contre le racisme aux États-Unis, laisse entendre le co-directeur du collectif défenseur plus.
Nous ne pouvons pas respirer au dessous de cette cherté de la vie, nous ne pouvons pas respirer contre le chômage avec une population de 80 % de chômeurs environ, poursuit le défenseur des droits humains. Nous ne pouvons pas respirer au-dessous de ces rues insalubres, ces constructions anarchiques », continue-t-il.

Plus loin, Antonal Mortimé souligne que les élections devraient être réalisées depuis octobre 2009. En ce qui a trait au cas de Jovenel Moïse, il devrait y avoir élection depuis octobre 2017.

Il est important de mentionner que, le choix de Enock Géné Génélus comme représentant des vaudouissants au sein du CEP est déjà contesté par certains membres de la « konfederasyon nasyonal vodouyizan ayisyen » (KNVA).

Evens CARRIÈRE, Journaliste©
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