Formation d’une commission institutionnelle pour enquêter sur les compagnies pétrolières sur les 10 dernières années

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Formation d'une commission institutionnelle pour enquêter sur les compagnies pétrolières sur les 10 dernières années Concernant Haïti

Le Premier ministre, Joseph Jouthe a constitué publiquement ce mardi 23 juin 2020 lors d’une conférence de presse, la commission d’enquête sollicitée par le Président de la République, Jovenel Moïse. Composée de trois institutions, à savoir : l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF) et l’Inspection Générale des Finances (IGF). Cette commission a pour mission d’enquêter sur la légalité des appels d’offres passés entre l’État haïtien et les compagnies des produits pétroliers allant de mars 2010 au mois de mai 2020.

D’entrée de jeu, le chef du gouvernement indique que la structure des prix a de l’opacité. La valeur des prix a été déterminée par les compagnies. Il poursuit en lançant un ensemble de chiffres donnant l’air de quelqu’un qui se plaint. « L’État paie 40 centimes par gallon selon l’indice Carribean Posting. En multipliant les 23 millions de gallons par mois que le pays consommme avec 40 centimes, ça donne 9.2 millions de dollars américains par mois », explique Joseph Jouthe.

Selon le locataire de la Primature, la subvention est dévastatrice. De 2010 à 2020, l’État a connu un manque à gagner à hauteur de plus de 113,5 milliards de gourdes souligne-t-il. La subvention du budget, enchaîne l’ancien ministre de l’environnement, est un signe significatif de la souveraineté. Malheureusement, le pays n’arrive pas à le faire, or, l’État finance les compagnies pétrolières qui gardent les prix à la pompe.

24,7 milliards de gourdes est le montant dépensé par L’État pour financer l’essence de 2007 à 2020, si l’on croit le chef du gouvernement. D’après lui, entre le financement et la subvention, le déficit fiscal augmente de 34,7 % .

Il convient de souligner que cette commission d’enquête a une durée de 30 jours pour produire un rapport, selon les dires du chef de l’État.

« Le pays n’en peut plus, crie Joseph Jouthe. Il semble pour être à la mode, il faut voler ou faire des fraudes, dit-il, avant de conseiller aux étrangers, sans citer de nom, qu’ils doivent apprendre la culture d’un pays en y arrivant.
Nous avons des compétences que vous n’avez pas en tant qu’étranger », fustige l’ex-ministre de l’Économie et des Finances.

Depuis l’époque de l’indépendance, vous avez pris notre argent, vous avez mangé l’argent du Petrocaribe et le fonds consacré à la gestion de Covid-19, vous venez pour le dévorer, peste le Premier ministre sans identifier ses interlocuteurs.

« Lè w ap plimen poul la depi l rele lage l, nou pa kapab ankò. Kite kèk zètòk, se sa yo ki pral fè plim aprè », déclare Joseph Jouthe.

Par ailleurs, le chef du gouvernement mentionne que même si la maladie du Coronavirus a déjà atteint son pic selon les membres de la commission multisectorielle de gestion de la pandémie de Covid-19, le respect des mesures de protection contre le virus est toujours de mise. Le slogan reste le même
« nou p ap pran nou p ap bay bay », dit-il.

Evens Carrière, Journaliste©
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Voir aussi : Haïti/Carburant : Jovenel Moïse veut réguler le secteur pétrolier

Pran swen timoun yo (IBESR)
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