GTS: « Gwoup Travay sou Sekirite », une nouvelle structure pour lutter contre l'insécurité en Haïti

GTS: « Gwoup Travay sou Sekirite », une nouvelle structure pour lutter contre l’insécurité en Haïti

« Gwoup Travay sou Sekirite (GTS) », Une structure composée de plusieurs personnalités publiques et spécialistes, dont l’ancien directeur général de la Police Nationale d’Haïti, Mario Andrésol, le directeur exécutif du RNDDH Pierre Espérance, le professeur de l’Université et spécialiste en sécurité, James Boyard, est créée pour combattre l’insécurité dans le pays. L’annonce a été faite ce Mardi 23 Novembre 2021 en conférence de presse aux locaux du RNDDH, par l’un de ses membres, Louise Carmel Bijoux.

Selon les tanants de cette nouvelle structure, le GTS compte proposer une série de stratégies pouvant aider à plusieurs niveaux dans le rétablissement de la sécurité à travers le pays.

« Nous allons converger nos forces afin de poser ces actions : représenter la société civile dans toutes les réunions avec l’État ainsi que des institutions étrangères sur la sécurité, encourager la Police Nationale d’Haïti à prendre les mesures nécessaires afin d’adopter d’autres stratégies pour combattre les gangs, organiser une campagne de sensibilisation afin d’inciter la population à travailler de concert avec la police », a déclaré en partant, Louise Carmel Bijoux, membre de cette structure.

Pour sa part, l’ancien militaire Ashley Laraque, croit qu’une solution militaire ou policière ne suffira pas pour éradiquer le problème si l’aspect social de la question n’est pas profondément touchée. « Nous sommes présent pour faire pression sur les différents responsables du gouvernement afin qu’ils travaillent correctement et sensibilisent la population », a noté l’ex militaire qui, en même temps , a stipulé que les toutes forces vives de la Nation ont une part de responsabilité dans cette situation tout en soulevant leurs indifférences par rapports aux enfants de rue.

Le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Esperance, membre important du GTS, en a profité lors d’une prise de parole pour dénoncer les faiblesses de la justice haïtienne. Cette dernière, ne poursuit pas réellement les criminels de grands chemins. Le reponsable d’organisme de Droits Humains a fait savoir que cette structure est créée dans le but de demander aux autorités de cesser la banalisation de la vie en Haïti. Il a tenu à rappeler que l’insécurité n’épargne ni les policiers ni les membres du système judiciaire.

Mikélo ALCIMAT, journaliste