Haïti-Crise: le PM Ariel Henry s’écarte de la nomination d’un président provisoire

Mikélo ALCIMAT

Le premier ministre Ariel Henry croit qu’il n y a pas de mécanisme pour nommer un nouveau chef d’État à la tête du pays. Le nouveau président doit être sorti dans les urnes, selon ses propos du chef du gouvernement, lors d’une entrevue accordée à l’émission Haïti Débat, sur la station de Radio Scoop FM, ce Mardi 3 Août 2021.

Alors que certaines organisations politiques et de la société civile s’arrangent pour placer un nouveau chef d’État au Palais National, sans langue de bois, le nouveau chef de la primature rejette toute possibilité de négociation en vue de former un gouvernement bicéphal, c’est-à-dire avec un président et Premier ministre à sa tête. « Il n y a pas de mécanisme pour avoir un président», déclare M Ariel Henry.

Pour valider ses paroles, il informe détenir d’énormes pouvoir dans le pays. « Je peux révoquer, nommer et même déclarer la guerre», répète le Premier ministre Ariel Henry qui a l’apparence de posséder un pouvoir en entier.

De l’autre côté, le chef du gouvernement s’accélère sur l’organisation de nouvelles élections dites crédibles et honnêtes pour remplacer le président assassiné au pouvoir. Il dit en ce sens continuer à entamer des pourparlers aux divers secteurs de la vie nationale, particulièrement les leaders politiques pour arriver à un consensus large visant à ternir le terrain pour pouvoir réaliser ces scrutins.

En ce qui a trait avec les questions de la sécurité, il promet de débarrasser le pays des obstacles d’insécurité imposés par les gangs armés sévissant dans le pays en général.

La formation d’un nouveau CEP et l’intégration de nouveaux ministres ?

Une question qui paraît très souvent dans les discussions aux secteurs rencontrés, c’est le renvoi des membres du Conseil Électoral Provisoire jugés illégaux. « J’ai Déjà en parler avec les Conseillers, ils en prennent bien concience» a avancé le PM Ariel Henry. Il est donc possible de réformer le CEP, à en croire M Henry.

Le chef de la primature est également ouvert à l’intégration et au changement de postes ministériels dans son gouvernement, dans la mesure où cela pourrait faciliter le déroulement des nouvelles joutes électorales dans un climat de sérénité et de confiance.

Mikélo ALCIMAT, journaliste

TAGGED:
Share this Article