La variole du singe gagne du terrain, l’OMS déclenche son plus au niveau d’alerte

La variole du singe gagne du terrain, l'OMS déclenche son plus au niveau d'alerte | Imvanex, OMS, Variole du singe

Le patron de l’Organisation mondiale de la Santé Tedros Adhanom Ghebreyesus a décidé ce samedi 23 juillet de déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale » face à la flambée des cas de variole du singe. 17 000 cas ont été découverts dans 74 pays.

Faisant suite à une réunion du Comité d’urgence, le directeur général de l’OMS a finalement décidé de déclencher le plus degré d’alerte de l’agence de santé, censé entraîner toute une série d’actions de ses pays membres. Tedros Adhanom Ghebreyesus a néanmoins précisé lors d’un point presse que le risque de transmission de variole du singe dans le monde était relativement modéré à part l’Europe où il est élevé.

Vendredi 22 juillet, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a déclaré avoir approuvé l’utilisation d’un vaccin contre la variole humaine pour étendre son utilisation contre la propagation de la variole du singe. Ce vaccin est de fait déjà utilisé à cette fin dans plusieurs pays, dont la France. Le vaccin Imvanex, de la société danoise Bavarian Nordic, est approuvé dans l’UE depuis 2013 pour la prévention de la variole.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande de vacciner les personnes les plus à risque ainsi que les personnels de santé susceptibles d’être confronté à la maladie. À New York, ce sont des milliers de personnes qui ont déjà été vaccinées avec le vaccin Jynneos.

Détectée début mai, la recrudescence inhabituelle de cas de variole du singe en dehors des pays d’Afrique centrale et de l’Ouest où le virus est endémique, s’est depuis étendue dans le monde entier, avec comme épicentre l’Europe. Elle a, à ce jour, touchée près de 17 000 personnes dans 74 pays. Décelée pour la première fois chez l’humain en 1970, la variole du singe est moins dangereuse et contagieuse que sa cousine la variole, éradiquée en 1980.

Dans la plupart des cas, les malades sont des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, relativement jeunes, et vivant essentiellement en ville, selon l’OMS. Une étude publiée jeudi dans la revue scientifique New England Journal of Medicine, la plus large réalisée sur le sujet et basée sur des données de 16 pays différents, confirme que la vaste majorité – 95% – des cas récents ont été transmis lors d’un contact sexuel et que 98% des personnes touchées étaient des hommes gays ou bisexuels.

(Avec AFP)

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