Meurtre de Jovenel Moïse : la compréhension de PHTK

Evens CARRIÈRE

Les informations, explications, interprétations à propos de l’assassinat du président Jovenel Moïse sont diverses. Les unes plus logiques, convaincantes, floues que d’autres. Pour le président du parti haïtien tèt kale (PHTK), Liné Balthazar, qui intervient ce 13 juillet 2021, dans la presse, Jovenel Moïse a été assassiné en raison de son origine sociale. Ses assassins ne se trouvent pas dans la classe politique, laisse croire Liné Balthazar.

Le président de la République ressemblait trop à la majorité des haïtiens. Ceux qui l’ont tué ne voulaient pas un président provenant de cette classe sociale, veut faire croire le numéro 1 du PHTK. Depuis avant de devenir président, en pleine campagne électorale, ils avaient tenté de l’assassiner à Delmas 75. L’un de ses agents de sécurité était mort, rappelle-t-il.

Liné Balthazar enchaîne en expliquant que d’après le niveau de planification, de moyens financiers qu’exige un tel crime, les nombreuses complications entourant le drame, l’acte, selon lui, n’a pas été commis par les adversaires politiques qui étaient en train de lutter quotidiennement contre lui. Je ne crois pas que le secteur dans lequel se trouvent mes concurrents politiques, à qui j’ai l’habitude d’interagir, contient des personnes ayant cette capacité économique, continue-t-il d’analyser.

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De toute façon, je crois que la police et la justice détiennent assez d’indices pouvant leur permettre d’identifier les auteurs. Il y a assez de témoins oculaires qui sont présents, estime le dirigeant politique.

« L’assassinat de Jovenel Moïse, un président en fonction doit interpeller tout le monde. Je lance un appel à la classe politique pour lui dire qu’ aujourd’hui, c’est Jovenel Moïse, demain pourrait être le tour de n’importe quel autre président, laisse entendre Liné Balthazar. Si nous n’exigeons pas lumière dans cette affaire, aucun président ne sera jamais en sécurité, prévient-il ».

Evens Carrière, Journaliste

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