Insécurité

Mical Samul, un étudiant en 4e année de la FAMV tué, des policiers pointés du doigt, les étudiants réclament justice

Les étudiants de la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire ont manifesté dans les rues, ce jeudi 3 Septembre 2020 dans l’objectif d’exiger justice et réparation pour la famille de Mical Samul, un étudiant en 4e année de la FAMV tué selon eux, par des agents de la Police Nationale d’Haïti appartenant au Brigade d’Intervention Motorisée (BIM).

Des pneus enflammés, des pancartes en mains, les étudiants de la FAMV investissent les rues pour réclamer justice pour leur caramade qui serait exécuté par des agents de la PNH.

Cette situation a paralysé complètement la route nationale #1 au niveau de la Croix-des-Missions. Ces agronomes en devenir refusent d’accepter que des agents de forces de la police prennent plaisir à exécuter de paisibles citoyens et étudiants en leur faisant passer pour des bandits.

Ils ont bloqué volontairement le passage et ont exigé l’arrestation de l’agent de BIM ayant joué le rôle de bourreau à l’exécution de Mical Samul.

En fait, Mical Samul, étudiant finissant de la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire (FAMV), a été tué d’une balle à la tête à tabarre #18 le mardi 25 août dernier par un agent de la BIM, raconte une étudiante, à un correspondant de Constant Haïti. L’étudiant exécuté a été enseignant. Il revenait d’une école où il enseigne, c’est alors qu’il a été interpellé par des agents de la Brigades d’Intervention Moritorisée (BIM) qui l’ont fait passer pour un voleur et l’ont exécuté sur le champs, a-t-elle expliqué.

Le dossier monté par les agents de la BIM ne correspond pas à Samul, soutient cette étudiante. Il n’était pas un voleur comme l’on veut faire croire, lâche-t-elle.

Le corps de Mical Samul est jusqu’à présent entre les mains de la PNH, informe la manifestante. Car, les policiers ont enlevé le corps, après l’avoir tué. Malgré toutes les démarches de la famille du défunt, les responsables de la PNH et de la justice ne l’ont pas accordée l’autorisation de retirer le corps à la morgue qu’ils l’ont déposé à Clercine, regrette-t-elle.

Auteur: Mikélo ALCIMAT, journaliste ( Rédacteur- Présentateur-Reporter).
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