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Nouveau code pénal : Des églises protestantes se concertent pour donner une réponse appropriée

Suite à l’adoption du 24 juin 2020 du décret relatif au code pénal par le gouvernement, plusieurs secteurs et personnalités de la vie nationale expriment leur consternation face à plusieurs dispositions de ce nouveau document juridique. Le pasteur Jean Gérald Bataille énonce le mercredi 1er juillet 2020 son indignation par rapport au contenu de ce dit document. Le nouveau code pénal arrive même à diminuer son sommeil, indique-t-il, en annonçant que les églises protestantes vont donner une réponse appropriée.

« Quiconque ayant une certaine moralité a le devoir de se révolter contre un tel décret. Nous sommes tous concernés, que ce soit, juges, avocats, prêtres, vaudouisants, soutient le théologien. D’ailleurs des pratiques mentionnées dans le nouveau code pénal sont interdites par la bible, précisément dans le livre de lévitique, au chapitre 20 et suivants », souligne-t-il.

Pourquoi il n’y a pas un décret pour désarmer les gangs armés ? Pourquoi pas un décret pour donner toute la population à manger, un décret pour assainir les rues ? se questionne le dirigeant de l’Eglise de Dieu des premiers chrétiens.
C’est clair nous pourrons pas l’accepter. Au niveau du secteur protestant, nous allons concerter pour donner une réponse appropriée à ce décret, annonce-t-il sans donner de détail.

« Je suis prêt pour aller en prison car je vais attendre ces homosexuels qui vont me demander de célébrer pour eux des cérémonies de mariage, déclare Jean Gérald Bataille. D’ailleurs, je suis prêt à payer les frais d’amende », poursuit-il.

Le pasteur continue en expliquant une anecdote à propos du chef de l’État.« Je me rappelle, un jour, pasteur Albert du département du Nord avait demandé à Jovenel Moïse son opinion à propos de l’homosexualité, celui-ci avait répondu : je suis né d’un homme et d’une femme », raconte Jean Gérald Bataille.

Qu’ils laissent en paix le sol de Dessalines car la communauté internationale ne peut pas aller faire n’importe quoi en Allemagne, en Iran, au Vénézuela et autres, argue le serviteur de Dieu. Si quelqu’un a de l’homosexualité dans son ADN, il devra le faire en clandestinité, affirme-t-il.

J’ai l’habitude de répondre l’ambassade du Canada. J’ai pas besoin de leur visa, laisse entendre Jean Gérald Bataille.

À part de ses critiques et sa position contre l’homosexualité, d’autre part, le pasteur et aussi leader social apporte des nuances. « Je ne fais pas de discrimination à l’égard des homosexuels. S’il y a par hasard, l’un qui a l’habitude de fréquenter mon église, il peut en témoigner. Toutefois, je lui dirai toujours de faire le choix de suivre Jésus Christ », déclare le chrétien protestant en rappelant que l’ensemble de la communauté protestantiste est contre la pratique « Masi-Madi ».

Evens CARRIÈRE, Journaliste
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