Politique

Numéro un du Palais National, du cabinet ministériel, des partis politiques, de la PNH, le véritable meurtrier de Jovenel Moïse avec le concours de l’élite politique immodeste et le secteur économique revendeur

Cap-Haïtien, le 07 décembre 2021

1986, la démocratie importée est arrivée avec ses toutes lacunes, ses tous déchets par le bon et le plein gré du commanditaire visant à tenir le pays dans la crise systémique créée par l’entremise de l’ambassade des États-Unis aidée par des politiciens que ses diplomates appellent généralement « va-nu-pieds ».

Depuis l’élan nationaliste du feu président Saint-Roc Leslie François MANIGAT, le pays de l’oncle Sam se donne la peine d’avoir le plein contrôle de la politique haïtienne ainsi que des activités liées à cette dernière. Avec le coup d’état de l’éminent professeur dans la nuit du 19 au 20 juin 1988, la prédominance est devenue complète, désormais, tout président doit être choisi au sein du territoire prolongé du Tonton pour ensuite être élu par le Conseil Électoral Provisoire (CEP), l’une des institutions des plus ignobles de l’État.

Par cette culture incommode, l’establishment du peuple au drapeau étoilé fait de son ambassadeur en Haïti le premier président de l’État accréditaire. Les prescrits de l’article 135 de la constitution haïtienne amendée de 1987 ne sont jamais tenus (Pour être élu Président de la République d’Haïti, il faut:1) être haïtien d’origine et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité haïtienne et ne détenir aucune autre nationalité au moment de l’inscription; 2) être âgé de trente-cinq (35) ans accomplis au jour des élections; 3) jouir de ses droits civils et politiques et n’avoir jamais été condamné à une peine afflictive et infamante pour crime de droit commun; 4) être propriétaire en Haïti d’un immeuble au moins et avoir dans le pays une résidence habituelle; 5) résider dans le pays depuis cinq (5) années consécutives avant la date des élections; 6) avoir reçu décharge de sa gestion si on a été comptable des deniers publics), les recommandations sont données par les légats suivant la feuille de route imposée par leur chancellerie. Le secrétariat privé du président, celui du palais national sont à la solde de la légation pour toute information concernant les va-et-vient du nommé. Idem pour le cabinet ministériel.

Chaque parti politique a dedans au moins un missionnaire américain. Ce travailleur est recruté par le cabinet du chargé d’affaire de la Central Intelligence Agency (CIA) au sein de l’ambassade des États-Unis. Il est payé en nature et en espèce avec une somme avoisinée entre 10 000 et $ 20 000 le mois pour des activités fictives en dressant un rapport la justifiant puis un lot de visas allant de 10 à 20 pour des personnes recommandées. Par cet accord, la chapelle politique est infiltrée, tous ses allants sont connus d’avance et du coup boycottés par la représentation. Elle sème la zizanie pour la déforcer afin qu’aucune décision consciente en rapport avec son sort ne soit prise.

Le président haïtien n’a aucune liberté, il n’est que le pantin du locataire du palais de Tabarre qui a toutes les prérogatives de la loi mère du terroir. Avec ce monarque, on a tout vu, la prolifération, la puissance et la fédération des gangs, le supplice du président. À travers sa politique d’infiltration, son unité de renseignement, son pouvoir d’achat humain et de contrainte, la présidence des gens aux yeux verts a tout le monde, toutes les institutions dont la Police Nationale d’Haïti (PNH), les partis politiques.

Deux semaines avant l’assassinat du feu son excellence Jovenel Moise, les élites de l’ambassade des USA ont tous été de retour au bercail, il n’était pas même un seul des agents de US Fashion à être là comme à l’accoutumé disséminés çà et là. Nombreux étaient-ils à quitter le pays, hommes d’affaire, politiques. Toutes les institutions républicaines, tous les pouvoirs ont été mis en lambeau. La caducité du parlement, La tentative de coup d’état du 07 février 2021 avec le pouvoir judiciaire et la police nationale à petit bois, la mort suspecte du président de la Cour de Cassation n’apparaissaient que des signes avant-coureurs du martyre du natif de Trou du Nord.

Planifiée par 44 personnes notamment Vincent et Solage, financée par l’élite économique importatrice, mise en branle par l’élite politique immodeste, l’exécution du président Jovenel Moïse est commanditée certainement par l’establishment américain pour son penchant serviteur pour certains et pour d’autres nationaliste.

Numéro un du Palais National, du cabinet ministériel, des partis politiques, de la PNH, le véritable meurtrier de Jovenel Moïse avec le concours de l’élite politique immodeste et le secteur économique revendeur

Reynoldson MOMPOINT
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