Home Actualités Yanick Joseph du SPNH fait le diagnostic de la PNH à l’occasion du 25ème anniversaire de l’institution

Yanick Joseph du SPNH fait le diagnostic de la PNH à l’occasion du 25ème anniversaire de l’institution

par Evens CARRIÈRE
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Il y a une grande différence entre le haut commandement de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et les autres agents de police, si on veut croire l’agente 2 Yanick Joseph lors d’une d’intervention le mercredi 12 juin 2020 sous une station de radio du pays.

La coordonnatrice générale du syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH 17) indique que durant ces 25 ans de la PNH, la stabilité économique des membres du haut commandement de l’institution est assurée, ainsi que leur sécurité sur toutes ses formes : sociale, physique, alimentaire et autres. À part de leurs salaires, ils ont d’autres frais. Parallèlement poursuit Yanick Joseph, les inspecteurs et les agents de police ont un traitement dégradant. Que ce soit en matière de santé, transport, sécurité, frais, aucun n’est pas garanti, dit-elle. « Jusqu’à présent nous ne comprenons pas la modalité de transfert au niveau de la police », mentionne la syndicaliste.

Par ailleurs, la policière dénonce l’arrestation du policier, allié du SPNH 17, Jean Pascal Alexandre qui d’après lui est illégale et arbitraire. Le greffier chargé du dossier du policier membre de la brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants(BLTS), reçoit des intimidations en vue d’empêcher la comparution de l’inculpé, Jean Pascal Alexandre au tribunal, critique-t-elle.

L’assurance de santé des policiers est à zéro, les policiers à mobilité réduite font partie des oubliés de la PNH. Rien n’est jamais dit concernant les études des enfants des policiers décédés, raconte la coordonnatrice générale du SPNH. Les policiers travaillent malgré l’absence des matériels de travail, le pire, parfois ils ont de peine à assurer leur logement. Les nouvelles technologies sont inexistantes dans l’institution policière, explique-t-elle. « C’est triste mais je dois le dire. On ne peut pas rester même pour 2 secondes à l’intérieur des toilettes du commissariat de Port-au-Prince », avoue Yanick Joseph.

La syndicaliste souligne qu’au lieu de bonne fête, elle souhaite du courage et bon travail aux membres de la PNH. Elle dit reconnaître que leur traitement est inhumain mais rappelle dans un langage voilé : « autant que l’obscurité augmente, autant que la matinée approche ».

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