​Haïti-environnement : Quand la nature demande ses comptes !Par Toussaint Kislon

La coupe effrénée des arbres, l’occupation anarchique de l’espace public à travers le pays via des constructions de taudis, sont entre autres des causes majeures de la dégradation environnementale. L’État n’inscrit pas l’environnement dans une politique publique. Chacun fait comme bon lui semble. Le Ministère en question n’a pas vraiment les coudées franches, car, le budget national accuse un faible pourcentage à son égard. Un peuple sans éducation appropriée est comme une voiture qui roule à toute allure dans une pente et dont les freins sont lâchés. 

Pour mieux contrecarrer et contrebalancer la situation, la Citoyenneté engagée est un concept que l’État doit prendre très au sérieux, il faut conscientiser davantage la population sur les véritables dangers qu’accoure le pays, sinon, peine perdue pour le secteur environnemental. Comment comprendre qu’une seule partie de la population se sent vraiment concerner par le problème de l’environnement, alors que, la déforestation d’Haïti se fait à pas de géant. Nous tirons la sonnette d’alarme afin de demander aux Responsables de l’État de prendre à cœur ce problème qui devient endémique pour le pays. Il n’est pas de bon aloi pour qu’à chaque saison pluvieuse, qu’à chaque averse, le sol haïtien soit aussi fragile jusqu’à l’inondation. Il serait plus convainquant d’adapter la politique environnementale à la réalité haïtienne. En ce sens, le réaménagement du territoire nous sera d’une grande utilité. Nous ne sommes même pas encore arrivés à la période cyclonique et déjà, nous voici en face d’un problème chronique. La population a droit à un environnement sain et propre, néanmoins, pourquoi l’État par son inactivité face à la coupe effrénée des arbres, laisse les gens font ce qu’ils veulent? Le prix du kérosène, actuellement 173 gourdes n’encourage pas le gros du peuple à rester en dehors de la ligne d’attirance de tous ceux qui vendent le charbon du bois.

Pour cela, L’Organisation de Défense de la Justice Sociale des Policiers, ODJSP, la Plateforme Kore Lavi, PKL et le Centre d’Intervention en Droits Humains, CIDHU demandent à l’État de prendre des mesures drastiques et draconiennes afin de stopper la coupe effrénée des arbres tout en proposant à la population une meilleure alternative face au charbon du bois, qui est l’une des causes majeures de la déforestation d’Haïti. Nous recommandons à ce que l’État exerce une plus forte pression sur les différentes usines du pays pour qu’elles deviennent plus écologiques et écocitoyennes.

Encourageons la Citoyenneté engagée afin de sauver notre environnement.

Toussaint Kislon

ODJSP, PKL, CIDHU